vendredi 4 janvier 2013
mercredi 24 octobre 2012
Allocution de Emmanuel GOLOU, Président du Parti Sociale Démocrate au Congrès de l'International Socialiste au CAP en Afrique du Sud
Thème :
Pour une économie avec des emplois, la croissance et la protection sociale : la réponse sociale –démocrate à la crise financière.
Monsieur le Président de l’International Socialiste
Monsieur Le Secrétaire Général
Monsieur le Président de l’ANC, Président de la
République Sud-africaine
Chers camarades de l’ANC
Chers congressistes
Monsieur Le Président,
Je voudrais avant tout vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez de prendre la parole au cours de cet important congrès de notre organisation. Mes remerciements vont également à la direction et aux membres de l’African National Congress pour avoir accepté d’organiser ces assises et de nous accueillir dans cette belle ville du cap.
Notre congrès se tient au moment où le monde fait face à deux crises financières successives, celle des subprimes aux Etats Unis et celles des dettes souveraines Européennes. Toutes deux ont fait des ravages et continuent à nourrir des angoisses.
On se souvient que pour faire face à la crise des subprimes des mesures ont été prises pour discipliner les actions de la finance internationale.
Mais la plupart de ces mesures n’ont pas été mises en application. 90% des règles en fonction en 2008 sont toujours en vigueur.Les choses ont donc très peu changé !
Et puis en réalité, la gestion institutionnelle de cette crise reste tout de même d’inspiration très libérale car l’approche reste celle de la gestion des risques que l’on ne s’interdit pas de créer. La batterie des mesures envisagées se trouve bien dans ce registre où il n’est question que d’augmentation de la transparence, de contrôle de système d’incitation, de régulation prudentielle, de supervision, de renforcement de la gouvernance, et du management du risque c’est-à-dire toute une ingénierie d’ordre technico-politique visant à tenter de rattraper les dérives induites par une doctrine capitaliste restée intacte. Ainsi donc, le Corset des institutions, règles, normes et chartes proposées pour réguler la finance n’est pas le produit d’un retour aux tentations socialistes ; ce sont des mesures d’entretien du capitalisme.
Monsieur Le Président,
Le monde n’est pas à ses premières crises financières, celle de 2008 est seulement plus brutale, plus ample et plus profonde que toutes celles qui l’ont précédée; depuis que le capitalisme a pris le pouvoir, le monde n’est qu’en crise permanente.
Il nous revient donc, au sein de notre organisation, de rechercher les alternatives aux approches néolibérales pour un développement sain de nos pays. La conviction que j’ai est, que l’Etatisme, version extrême du socialisme a fait faillite, tandis que le libéralisme, version extrême du capitalisme, est en train de connaître le même sort.
Monsieur Le Président et chers congressistes,
La crise financière a eu des effets déjà constatés en Afrique à travers le ralentissement de la croissance, la réduction du commerce et de l’investissement avec comme corollaire l’augmentation de la pauvreté et une progression de l’instabilité sociale et politique.Mais la crise pose aux Africains des questions très profondes.
Comment l’Afrique peut-elle croître avec un modèle de croissance fondé sur la financiarisation et la globalisation ? Comment construire les économies africaines plus résistantes aux chocs ? Quelles politiques économiques menées dans une Afrique où le taux de croissance démographique croît plus vite que le taux de croissance économique ? Enfin comment préparer l’Afrique à mieux participer aux débats et aux négociations mondiales ?
- L’Afrique doit s’approprier son propre destin en comptant sur ses propres forces et même si le monde reste ouvert, elle devra construire ses propres avantages.
- Il faut mener des politiques aidant à renforcer la croissance et l’investissement source de l’emploi, et éviter des politiques d’austérités budgétaires surtout si elles ont pour objectif l’élimination des effets positifs des politiques de l’éducation, de la santé et de la protection sociale. La création d’un bon climat des affaires et la mise en place d’infrastructures appropriées sont des atouts certains pour attirer les investissements. C’est le lieu de souhaiter vivement la mise en place des ambitieux programmes du NEPAD.
- Il faut créer les conditions pour transformer l’épargne intérieure en capital à travers la mise en place de marchés financiers locaux afin de faire face à la forte demande de financement du développement ; il faut aussi renforcer la dynamique secteur Public- secteur Privé qui peut prospérer dans beaucoup de secteurs.
- Il faut mener des politiques de transformation et de valorisation des ressources naturelles.
Il est évident que les effets sur le bien être des africains resteront faibles si les termes de l’échange restent en l’état. Il s’agit d’un vieux sujet qui est toujours d’actualité.
- Comme vous le savez il est attendu du continent une amélioration de la gouvernance qu’elle soit publique ou privée, nationale, continentale ou locale.
- il se pose également à l’Afrique une question d’une extrême importance. En regardant et en suivant le développement des pays dits du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine), on se demande si le contexte institutionnel est propice à des performances comparables à celles de ces pays. En d’autres termes la question est de savoir, à quel endroit se projette et se construit l’Afrique, à quels endroits les stratégies pour une Afrique plus compétitive sont élaborées et sont suivies dans leur application.
- Au plan international il est absolument nécessaire que l’Afrique soit impliquée dans la prise des décisions la concernant que ce soit au Conseil de sécurité de l’ONU, au fonds Monétaire international, à la Banque Mondiale ou à l’OMC. Mais faut-il le rappeler, la question ne sera pas de reformer seulement les aspects organisationnels de ces institutions mais de faire en sorte qu’elles changent leur modèle économique et social qui du reste, sont d’inspiration néolibérale et conservatrice.
Si la croissance et le progrès social sont les objectifs de notre combat créons partout les conditions nécessaires pour y parvenir.
- Plein Succès à nos travaux
- Vive l’Internationale Socialiste
- Je vous remercie
jeudi 26 juillet 2012
Activités du président du Psd en France:Emmanuel Golou solidifie les liens avec le Ps
Membre actif de l’International
socialiste, le président du Parti social démocrate Emmanuel Golou
n’était moins une tête d’affiche, la semaine écoulée dans les instances
dirigeantes de la famille socialiste française. Du 16 au 22 juillet
2012, il a été dignement reçu par les responsables du Ps et les
nouvelles autorités au Pouvoir en France.
Le siège du Parti socialiste (Ps) en France, situé à la rue de Solférino à Paris, a accueilli il y a quelques jours, un vieil ami de la famille. Un grand ami d’ailleurs. Mais avant tout, c’est un membre actif de l’International socialiste. Reconnu tel, Emmanuel Golou avec son costume de président du Parti social démocrate (Psd) du Bénin a eu droit à un accueil de marque. Il connait vraiment la maison. La suite, c’est que les portes de la maison lui étaient grandement ouvertes. Emmanuel Golou a pu tisser sa toile jusqu’à l’Elysée, où il a été également reçu et à la Fondation Jean Jaurès. Dans son agenda, le président du Psd avait inscrit ses différentes visites pour resserrer les liens entre son parti et le Ps dont le candidat François Hollande a remporté l’élection présidentielle en France en mai dernier. Et au cours de sa visite, Emmanuel Golou tenait entre autres à féliciter de vive voix les acteurs de cette victoire. Ensuite, les échanges ont porté sur la collaboration entre les deux formations politiques. Partageant la même idéologie et militant au sein de l’International socialiste, l’objectif est de solidifier leurs relations au sein du grand ensemble qu’ils constituent. Les dirigeants socialistes français se sont montrés disposés à enrichir cette collaboration. L’illustration parfaite de cet engagement, est qu’au cours des échanges, un cadre formel de collaboration entre les deux formations politiques a été défini. En attendant d’approfondir les discussions dans ce sens lors du prochain sommet de l’International socialiste en Afrique du Sud, et d’arrêter une charte de collaboration au congrès du Ps en octobre 2012 à Toulouse auquel le Psd a été invité, il y a lieu de souligner que la présidence de Emmanuel Golou prend une envergure importante. Le volet Formation dont le président du Psd en fait son cheval de bataille a été soutenu par les responsables de la fondation Jean Jaurès. A cet effet, la Fondation s’est engagée à soutenir ce plan de formation des jeunes, des femmes et des cadres du Psd ainsi que d’autres activités intellectuelles que les nouveaux responsables du Psd projettent organiser. En somme, la vision que défend le leader socialiste béninois, a eu des échos favorables dans le cercle socialiste français. A l’Elysée, Emmanuel Golou a rencontré les conseillers Afrique du nouveau président français. Les échanges ont porté sur la mise en place d’un nouveau cadre de coopération entre l’ancienne puissance colonisatrice et les pays Africains. De même, une préoccupation majeure de l’heure s’est invitée dans les discussions. Elle porte sur l’impact de la crise financière internationale sur la zone Euro et ses répercussions sur la coopération entre la France et les pays africains. Les questions relevant de la situation sociopolitique béninoise ont été également abordées.
Fidèle NANGA du Quotidien Le Matinal
Le siège du Parti socialiste (Ps) en France, situé à la rue de Solférino à Paris, a accueilli il y a quelques jours, un vieil ami de la famille. Un grand ami d’ailleurs. Mais avant tout, c’est un membre actif de l’International socialiste. Reconnu tel, Emmanuel Golou avec son costume de président du Parti social démocrate (Psd) du Bénin a eu droit à un accueil de marque. Il connait vraiment la maison. La suite, c’est que les portes de la maison lui étaient grandement ouvertes. Emmanuel Golou a pu tisser sa toile jusqu’à l’Elysée, où il a été également reçu et à la Fondation Jean Jaurès. Dans son agenda, le président du Psd avait inscrit ses différentes visites pour resserrer les liens entre son parti et le Ps dont le candidat François Hollande a remporté l’élection présidentielle en France en mai dernier. Et au cours de sa visite, Emmanuel Golou tenait entre autres à féliciter de vive voix les acteurs de cette victoire. Ensuite, les échanges ont porté sur la collaboration entre les deux formations politiques. Partageant la même idéologie et militant au sein de l’International socialiste, l’objectif est de solidifier leurs relations au sein du grand ensemble qu’ils constituent. Les dirigeants socialistes français se sont montrés disposés à enrichir cette collaboration. L’illustration parfaite de cet engagement, est qu’au cours des échanges, un cadre formel de collaboration entre les deux formations politiques a été défini. En attendant d’approfondir les discussions dans ce sens lors du prochain sommet de l’International socialiste en Afrique du Sud, et d’arrêter une charte de collaboration au congrès du Ps en octobre 2012 à Toulouse auquel le Psd a été invité, il y a lieu de souligner que la présidence de Emmanuel Golou prend une envergure importante. Le volet Formation dont le président du Psd en fait son cheval de bataille a été soutenu par les responsables de la fondation Jean Jaurès. A cet effet, la Fondation s’est engagée à soutenir ce plan de formation des jeunes, des femmes et des cadres du Psd ainsi que d’autres activités intellectuelles que les nouveaux responsables du Psd projettent organiser. En somme, la vision que défend le leader socialiste béninois, a eu des échos favorables dans le cercle socialiste français. A l’Elysée, Emmanuel Golou a rencontré les conseillers Afrique du nouveau président français. Les échanges ont porté sur la mise en place d’un nouveau cadre de coopération entre l’ancienne puissance colonisatrice et les pays Africains. De même, une préoccupation majeure de l’heure s’est invitée dans les discussions. Elle porte sur l’impact de la crise financière internationale sur la zone Euro et ses répercussions sur la coopération entre la France et les pays africains. Les questions relevant de la situation sociopolitique béninoise ont été également abordées.
Fidèle NANGA du Quotidien Le Matinal
Activités du président du Psd en France:Emmanuel Golou solidifie les liens avec le Ps
Membre actif de l’International
socialiste, le président du Parti social démocrate Emmanuel Golou
n’était moins une tête d’affiche, la semaine écoulée dans les instances
dirigeantes de la famille socialiste française. Du 16 au 22 juillet
2012, il a été dignement reçu par les responsables du Ps et les
nouvelles autorités au Pouvoir en France.
Le siège du Parti socialiste (Ps) en France, situé à la rue de Solférino à Paris, a accueilli il y a quelques jours, un vieil ami de la famille. Un grand ami d’ailleurs. Mais avant tout, c’est un membre actif de l’International socialiste. Reconnu tel, Emmanuel Golou avec son costume de président du Parti social démocrate (Psd) du Bénin a eu droit à un accueil de marque. Il connait vraiment la maison. La suite, c’est que les portes de la maison lui étaient grandement ouvertes. Emmanuel Golou a pu tisser sa toile jusqu’à l’Elysée, où il a été également reçu et à la Fondation Jean Jaurès. Dans son agenda, le président du Psd avait inscrit ses différentes visites pour resserrer les liens entre son parti et le Ps dont le candidat François Hollande a remporté l’élection présidentielle en France en mai dernier. Et au cours de sa visite, Emmanuel Golou tenait entre autres à féliciter de vive voix les acteurs de cette victoire. Ensuite, les échanges ont porté sur la collaboration entre les deux formations politiques. Partageant la même idéologie et militant au sein de l’International socialiste, l’objectif est de solidifier leurs relations au sein du grand ensemble qu’ils constituent. Les dirigeants socialistes français se sont montrés disposés à enrichir cette collaboration. L’illustration parfaite de cet engagement, est qu’au cours des échanges, un cadre formel de collaboration entre les deux formations politiques a été défini. En attendant d’approfondir les discussions dans ce sens lors du prochain sommet de l’International socialiste en Afrique du Sud, et d’arrêter une charte de collaboration au congrès du Ps en octobre 2012 à Toulouse auquel le Psd a été invité, il y a lieu de souligner que la présidence de Emmanuel Golou prend une envergure importante. Le volet Formation dont le président du Psd en fait son cheval de bataille a été soutenu par les responsables de la fondation Jean Jaurès. A cet effet, la Fondation s’est engagée à soutenir ce plan de formation des jeunes, des femmes et des cadres du Psd ainsi que d’autres activités intellectuelles que les nouveaux responsables du Psd projettent organiser. En somme, la vision que défend le leader socialiste béninois, a eu des échos favorables dans le cercle socialiste français. A l’Elysée, Emmanuel Golou a rencontré les conseillers Afrique du nouveau président français. Les échanges ont porté sur la mise en place d’un nouveau cadre de coopération entre l’ancienne puissance colonisatrice et les pays Africains. De même, une préoccupation majeure de l’heure s’est invitée dans les discussions. Elle porte sur l’impact de la crise financière internationale sur la zone Euro et ses répercussions sur la coopération entre la France et les pays africains. Les questions relevant de la situation sociopolitique béninoise ont été également abordées.
Fidèle NANGA du Quotidien Le Matinal
Le siège du Parti socialiste (Ps) en France, situé à la rue de Solférino à Paris, a accueilli il y a quelques jours, un vieil ami de la famille. Un grand ami d’ailleurs. Mais avant tout, c’est un membre actif de l’International socialiste. Reconnu tel, Emmanuel Golou avec son costume de président du Parti social démocrate (Psd) du Bénin a eu droit à un accueil de marque. Il connait vraiment la maison. La suite, c’est que les portes de la maison lui étaient grandement ouvertes. Emmanuel Golou a pu tisser sa toile jusqu’à l’Elysée, où il a été également reçu et à la Fondation Jean Jaurès. Dans son agenda, le président du Psd avait inscrit ses différentes visites pour resserrer les liens entre son parti et le Ps dont le candidat François Hollande a remporté l’élection présidentielle en France en mai dernier. Et au cours de sa visite, Emmanuel Golou tenait entre autres à féliciter de vive voix les acteurs de cette victoire. Ensuite, les échanges ont porté sur la collaboration entre les deux formations politiques. Partageant la même idéologie et militant au sein de l’International socialiste, l’objectif est de solidifier leurs relations au sein du grand ensemble qu’ils constituent. Les dirigeants socialistes français se sont montrés disposés à enrichir cette collaboration. L’illustration parfaite de cet engagement, est qu’au cours des échanges, un cadre formel de collaboration entre les deux formations politiques a été défini. En attendant d’approfondir les discussions dans ce sens lors du prochain sommet de l’International socialiste en Afrique du Sud, et d’arrêter une charte de collaboration au congrès du Ps en octobre 2012 à Toulouse auquel le Psd a été invité, il y a lieu de souligner que la présidence de Emmanuel Golou prend une envergure importante. Le volet Formation dont le président du Psd en fait son cheval de bataille a été soutenu par les responsables de la fondation Jean Jaurès. A cet effet, la Fondation s’est engagée à soutenir ce plan de formation des jeunes, des femmes et des cadres du Psd ainsi que d’autres activités intellectuelles que les nouveaux responsables du Psd projettent organiser. En somme, la vision que défend le leader socialiste béninois, a eu des échos favorables dans le cercle socialiste français. A l’Elysée, Emmanuel Golou a rencontré les conseillers Afrique du nouveau président français. Les échanges ont porté sur la mise en place d’un nouveau cadre de coopération entre l’ancienne puissance colonisatrice et les pays Africains. De même, une préoccupation majeure de l’heure s’est invitée dans les discussions. Elle porte sur l’impact de la crise financière internationale sur la zone Euro et ses répercussions sur la coopération entre la France et les pays africains. Les questions relevant de la situation sociopolitique béninoise ont été également abordées.
Fidèle NANGA du Quotidien Le Matinal
vendredi 4 novembre 2011
LA CRISE DE LA DETTE : L’Europe, dos au mur
A L’ORIGINE DE LA CRISE
Trois ans après le dépôt de bilan de Liehman brothers, cette banque dont la faillite a profondément déstabilisé le système financier mondial, le paysage économique reste dévasté : les bourses s’effondrent, la récession menace et les marchés s’affolent.
Certes, les problèmes ne sont plus tout à fait les mêmes car ils se concentrent désormais sur l’Europe et le surendettement des Etats.
Au départ, il y a une crise grecque et les faits sont connus. Depuis son entrée dans la zone euro, la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens au point de se retrouver étouffée sous une dette devenue incontrôlable qu’elle a réussie à dissimuler pendant des années en maquillant les comptes. Le surendettement concerne également les pays comme le Portugal, l’Espagne et l’Italie.
S’agissant de la Grèce en particulier, la situation est quasi inextricable même si l’on tient compte de l’accord européen du 21 juillet 2011 qui prévoit une réduction des taux de ses emprunts, un allongement du délai de remboursement et un abandon par les banques d’une partie de leurs créances. La dette pèse 150% du PIB. Le pays s’enfonce dans la récession. Le PIB va reculer d’au moins 4% cette année. Les objectifs de 2011 sont déjà hors d’atteinte, avec un déficit plus proche de 10% que des 7,4% annoncés. Dans le même temps, la mise en œuvre des réformes patine, qu’il s’agisse de la lutte contre la fraude fiscale ou le lancement des privatisations.
Les réunions sont organisées à tous les niveaux ; Ministres et Chefs d’Etat se rencontrent régulièrement pour faire face à cette crise. Les Européens sont conscients qu’en cas de défaut de paiement de la Grèce, les banques grecques s’effondreront, car elles détiennent beaucoup d’obligations de l’Etat et entraineront dans leur chute l’activité et les acteurs économiques du pays. Le scénario serait aussi une source de contagion pour les autres banques européennes qui détiennent aussi des titres de dette publique grecque. D’une manière générale, les dirigeants Européens se projettent au-delà de la Grèce et craignent un effondrement du système bancaire et financier de toute la zone Euro ; ce qui entrainerait la mort de l’Euro dont plus aucun investisseur ne voudrait.
Pour faire face à cette crise, il est envisagé à court terme un second plan d’aide. à la Grèce à hauteur de huit milliard d’euros; ce qui est fait.
Il est également prévu la création du fonds européen de stabilisation financière (440 milliards) pour venir en aide aux pays en difficulté. Certains ont proposé la création des eurobonds qui permettront à tous les pays membres d’emprunter sur le marché obligataire aux mêmes conditions. D’autres propositions sont faites souhaitant le renforcement de l’union monétaire par une union budgétaire. Par ailleurs, l’on insiste sur la nécessité de parvenir à la règle d’or c'est-à-dire parvenir à l’équilibre budgétaire au niveau de tous les Etats membres de l’Union. On parle aussi de la séparation des activités entre les banques de dépôt supposées financer l’économie et les banques d’affaires plutôt portées vers la spéculation. La question de la recapitalisation des banques est aussi évoquée.
En tout cas le spectacle offert à travers les différentes réunions montre que la zone euro tâtonne pour trouver la formule miracle.
Pour le moment et à la rencontre du 26 octobre 2011 les dirigeants européens ont retenu :
Premièrement, un abandon par les banques de 50% de leurs créances sur la Grèce suivi de leur recapitalisation.
Deuxièmement, le renforcement du Fonds de stabilité financière qui passe d’une dotation de 440 milliards d’euros à 1000 milliards d’euros et qui agira comme un fonds de garantie des dettes souveraines émises par les pays fragiles.
Au lendemain de cet accord, les bourses sont euphoriques même si le référendum envisagé par la Grèce les a refroidit ; tout le monde est soulagé. Souvent on fera mine d’avoir tout oublié de ce qui s’est passé en attendant la prochaine crise. Depuis que le capitalisme a pris le pouvoir, dit Jacques Attali, ‘’la crise semble même son état naturel ‘’.
Pour beaucoup d’économistes, les mesures prises sont transitoires car elles ne règlent pas la question quant au fond car disent – ils la crise grecque n’a fait que révéler une crise de la gouvernance économique européenne. Comment le plan de sauvetage peut-il réussir s’il n’est pas suivi d’une meilleure gestion des dépenses publiques dans les différents pays de la zone avec la nécessité d’un droit de regard des instances de l’union.
On a l’impression que tout est mis en place pour que les uns s’autorisent à mettre le feu sachant que les autres viendront automatiquement à leur secours. Pour aller sûrement dans la bonne direction, il est fortement attendu que l’Union Européenne passe de l’Union Monétaire à l’Union Economique et Monétaire.
UNE CRISE REMPLACE UNE AUTRE : DES SUBPRIMES AUX DETTES
Un regard sur la crise de la dette par rapport à celle des subprimes montre hier comme aujourd’hui une grande inquiétude sur la solidité bancaire. Les valeurs financières sont les plus massacrées en bourses. L’action de la Société Générale a chuté de plus de 56% depuis le début de l’année cotant 17,77 euro le 14 septembre 2011 alors qu’en mai 2007 elle valait 140 euro.
Les subprimes, ces crédits hypothécaires américains toxiques nichés dans les bilans des banques du monde entier ne sont plus à l’origine des angoisses de 2011. Mais ils ont été remplacés par un stress entourant les dettes souveraines européennes, notamment Grecque, Italienne et Espagnole dont sont gorgées les banques. Surendettés et en panne de croissance, ces Etats sont menacés, selon les investisseurs de faire défaut provoquant d’énormes pertes pour les établissements. La confiance envers ces établissements européens s’érode à tel point qu’ils peinent à se financer sur le marché américain. La spirale en marche en 2008 menace à nouveau : les banques en mal de liquidité peineraient à financer l’économie, aggravant une situation déjà sombre.
On se souvient que pour faire face à la crise des subprimes des mesures ont été prises pour discipliner les actions de la finance internationale. Même ces mesures que j’appelais mesures d’entretien ou travaux d’entretien du capitalisme n’ont pas été appliquées ou du moins timidement. 90% des règles en fonction en 2008 sont toujours en vigueur. Les choses ont très peu changé. « Il y eut des déclarations, des grands-messes riches de promesses restées sans suite. Il y eut des lois votées mais dont les applications concrètes – qu’il s’agisse de nouvelles architectures de supervision, de renforcement des règles prudentielles, d’encadrement des bonus ou de production du consommateur – se sont avérées plus que modestes » (1).
Même s’il faut pointer du doigt le laxisme budgétaire de certains pays européens, beaucoup d’économistes pensent que la déréglementation dans le système financier reste une des causes majeures de la crise où les banques se sont tout permis avec l’appui de leurs gouvernants. Priorité a été donnée à leurs activités sur les marchés financiers au détriment de leur rôle traditionnel de financement de l’économie.
Et pour ‘’l’Humanité’’ (2), le plan d’aide qu’accorde l’Union Européenne à la Grèce est en fait un plan d’aide aux banques.
Beaucoup craignent à nouveau que les actions des gouvernements soient celles d’Etats sapeurs pompiers qui engagent les fonds des contribuables pour une socialisation des pertes des entreprises et une privatisation des profits.
Encore une fois les rôles circonstanciels et ponctuels des Etats dans le système financier sont fortement dénoncés. Ils doivent se persuader que s’agissant des marchés, on ne peut les laisser livrés à eux-mêmes qu’à nos risques et périls.
Adam Smith (3) indiquait déjà que ‘’livrée aux seules forces du marché, la finance faisait courir de graves dangers à la société’’ et recommandait l’exception bancaire aux principes de la liberté d’entreprendre et de commerce consistant à créer un cadre réglementaire strict pour éviter des dérapages.
Les pouvoirs publics doivent prévenir les mouvements extrêmes dans les deux sens avec des règles plus améliorées et plus efficaces. La présence de l’Etat dans le capital des banques permettra d’orienter au mieux le crédit vers le financement d’activités génératrices d’emplois et porteuses de croissance au détriment d’activités spéculatives.
L’AFRIQUE ET LA CRISE DE LA DETTE
Selon l’économiste Mouriel Roubini (4), connu pour avoir prédit la crise financière de 2008, la conjonction de la morosité de la reprise de l’économie mondiale et le poids de la dette de la zone euro peuvent conduire à une récession plus tôt que prévu.
De toute évidence, la crise de la dette va amener les dirigeants européens à revoir leurs dépenses publiques. Les banques, même recapitalisées, pourraient êtres plus vigilantes en matière de distribution de crédits ; on assisterait à une baisse de la demande et à un ralentissement de l’activité économique.
Comme en 2008 l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine dont les échanges sont de l’ordre de 40 – 50% avec l’Europe connaitrait une baisse de ses exportations avec les effets conséquents sur la balance des paiements. En Europe, les exigences de politique intérieure face à l’amenuisement des ressources internes pourraient avoir un impact sur l’aide publique au développement. Il est évident qu’un effondrement de l’euro créerait des perturbations au niveau de la zone CFA.
Dans une telle situation, un minimum de prudence s’avère nécessaire dans la programmation et l’engagement des dépenses au niveau des pays africains. Le recours à l’épargne nationale et régionale par la dynamisation des marchés financiers régionaux est à recommander tandis que le secteur privé devra être fortement mis à contribution par un partenariat avec le secteur public en vue du financement du développement.
A la suite de la rencontre de Bruxelles du mercredi 26 octobre 2011 où les principes généraux de sortie de crise ont été retenus, il reste à attendre leur mise en application. Dans tous les cas, l’Europe connaîtra une avancée significative dans la résolution de la crise si d’une part la solidité de la zone ainsi que la solidarité au sein de la zone sont sauvegardées et d’autre part si l’on parvient à mener une politique d’austérité tout en assurant la croissance.
(1) Ibrahim Warde ‘’Le Monde diplomatique n° 690, septembre
(2) L’Humanité du mardi 13 Septembre 2011, N° 20747
(3) Adam Smith, line II, chapitre II, in Ibrahim Warde, ‘’Le Monde Diplomatique n° 690, septembre 2011
(4) Morel Roubini : économiste américain, Professeur au Stern School of Business de l’Université de New York
Trois ans après le dépôt de bilan de Liehman brothers, cette banque dont la faillite a profondément déstabilisé le système financier mondial, le paysage économique reste dévasté : les bourses s’effondrent, la récession menace et les marchés s’affolent.
Certes, les problèmes ne sont plus tout à fait les mêmes car ils se concentrent désormais sur l’Europe et le surendettement des Etats.
Au départ, il y a une crise grecque et les faits sont connus. Depuis son entrée dans la zone euro, la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens au point de se retrouver étouffée sous une dette devenue incontrôlable qu’elle a réussie à dissimuler pendant des années en maquillant les comptes. Le surendettement concerne également les pays comme le Portugal, l’Espagne et l’Italie.
S’agissant de la Grèce en particulier, la situation est quasi inextricable même si l’on tient compte de l’accord européen du 21 juillet 2011 qui prévoit une réduction des taux de ses emprunts, un allongement du délai de remboursement et un abandon par les banques d’une partie de leurs créances. La dette pèse 150% du PIB. Le pays s’enfonce dans la récession. Le PIB va reculer d’au moins 4% cette année. Les objectifs de 2011 sont déjà hors d’atteinte, avec un déficit plus proche de 10% que des 7,4% annoncés. Dans le même temps, la mise en œuvre des réformes patine, qu’il s’agisse de la lutte contre la fraude fiscale ou le lancement des privatisations.
Les réunions sont organisées à tous les niveaux ; Ministres et Chefs d’Etat se rencontrent régulièrement pour faire face à cette crise. Les Européens sont conscients qu’en cas de défaut de paiement de la Grèce, les banques grecques s’effondreront, car elles détiennent beaucoup d’obligations de l’Etat et entraineront dans leur chute l’activité et les acteurs économiques du pays. Le scénario serait aussi une source de contagion pour les autres banques européennes qui détiennent aussi des titres de dette publique grecque. D’une manière générale, les dirigeants Européens se projettent au-delà de la Grèce et craignent un effondrement du système bancaire et financier de toute la zone Euro ; ce qui entrainerait la mort de l’Euro dont plus aucun investisseur ne voudrait.
Pour faire face à cette crise, il est envisagé à court terme un second plan d’aide. à la Grèce à hauteur de huit milliard d’euros; ce qui est fait.
Il est également prévu la création du fonds européen de stabilisation financière (440 milliards) pour venir en aide aux pays en difficulté. Certains ont proposé la création des eurobonds qui permettront à tous les pays membres d’emprunter sur le marché obligataire aux mêmes conditions. D’autres propositions sont faites souhaitant le renforcement de l’union monétaire par une union budgétaire. Par ailleurs, l’on insiste sur la nécessité de parvenir à la règle d’or c'est-à-dire parvenir à l’équilibre budgétaire au niveau de tous les Etats membres de l’Union. On parle aussi de la séparation des activités entre les banques de dépôt supposées financer l’économie et les banques d’affaires plutôt portées vers la spéculation. La question de la recapitalisation des banques est aussi évoquée.
En tout cas le spectacle offert à travers les différentes réunions montre que la zone euro tâtonne pour trouver la formule miracle.
Pour le moment et à la rencontre du 26 octobre 2011 les dirigeants européens ont retenu :
Premièrement, un abandon par les banques de 50% de leurs créances sur la Grèce suivi de leur recapitalisation.
Deuxièmement, le renforcement du Fonds de stabilité financière qui passe d’une dotation de 440 milliards d’euros à 1000 milliards d’euros et qui agira comme un fonds de garantie des dettes souveraines émises par les pays fragiles.
Au lendemain de cet accord, les bourses sont euphoriques même si le référendum envisagé par la Grèce les a refroidit ; tout le monde est soulagé. Souvent on fera mine d’avoir tout oublié de ce qui s’est passé en attendant la prochaine crise. Depuis que le capitalisme a pris le pouvoir, dit Jacques Attali, ‘’la crise semble même son état naturel ‘’.
Pour beaucoup d’économistes, les mesures prises sont transitoires car elles ne règlent pas la question quant au fond car disent – ils la crise grecque n’a fait que révéler une crise de la gouvernance économique européenne. Comment le plan de sauvetage peut-il réussir s’il n’est pas suivi d’une meilleure gestion des dépenses publiques dans les différents pays de la zone avec la nécessité d’un droit de regard des instances de l’union.
On a l’impression que tout est mis en place pour que les uns s’autorisent à mettre le feu sachant que les autres viendront automatiquement à leur secours. Pour aller sûrement dans la bonne direction, il est fortement attendu que l’Union Européenne passe de l’Union Monétaire à l’Union Economique et Monétaire.
UNE CRISE REMPLACE UNE AUTRE : DES SUBPRIMES AUX DETTES
Un regard sur la crise de la dette par rapport à celle des subprimes montre hier comme aujourd’hui une grande inquiétude sur la solidité bancaire. Les valeurs financières sont les plus massacrées en bourses. L’action de la Société Générale a chuté de plus de 56% depuis le début de l’année cotant 17,77 euro le 14 septembre 2011 alors qu’en mai 2007 elle valait 140 euro.
Les subprimes, ces crédits hypothécaires américains toxiques nichés dans les bilans des banques du monde entier ne sont plus à l’origine des angoisses de 2011. Mais ils ont été remplacés par un stress entourant les dettes souveraines européennes, notamment Grecque, Italienne et Espagnole dont sont gorgées les banques. Surendettés et en panne de croissance, ces Etats sont menacés, selon les investisseurs de faire défaut provoquant d’énormes pertes pour les établissements. La confiance envers ces établissements européens s’érode à tel point qu’ils peinent à se financer sur le marché américain. La spirale en marche en 2008 menace à nouveau : les banques en mal de liquidité peineraient à financer l’économie, aggravant une situation déjà sombre.
On se souvient que pour faire face à la crise des subprimes des mesures ont été prises pour discipliner les actions de la finance internationale. Même ces mesures que j’appelais mesures d’entretien ou travaux d’entretien du capitalisme n’ont pas été appliquées ou du moins timidement. 90% des règles en fonction en 2008 sont toujours en vigueur. Les choses ont très peu changé. « Il y eut des déclarations, des grands-messes riches de promesses restées sans suite. Il y eut des lois votées mais dont les applications concrètes – qu’il s’agisse de nouvelles architectures de supervision, de renforcement des règles prudentielles, d’encadrement des bonus ou de production du consommateur – se sont avérées plus que modestes » (1).
Même s’il faut pointer du doigt le laxisme budgétaire de certains pays européens, beaucoup d’économistes pensent que la déréglementation dans le système financier reste une des causes majeures de la crise où les banques se sont tout permis avec l’appui de leurs gouvernants. Priorité a été donnée à leurs activités sur les marchés financiers au détriment de leur rôle traditionnel de financement de l’économie.
Et pour ‘’l’Humanité’’ (2), le plan d’aide qu’accorde l’Union Européenne à la Grèce est en fait un plan d’aide aux banques.
Beaucoup craignent à nouveau que les actions des gouvernements soient celles d’Etats sapeurs pompiers qui engagent les fonds des contribuables pour une socialisation des pertes des entreprises et une privatisation des profits.
Encore une fois les rôles circonstanciels et ponctuels des Etats dans le système financier sont fortement dénoncés. Ils doivent se persuader que s’agissant des marchés, on ne peut les laisser livrés à eux-mêmes qu’à nos risques et périls.
Adam Smith (3) indiquait déjà que ‘’livrée aux seules forces du marché, la finance faisait courir de graves dangers à la société’’ et recommandait l’exception bancaire aux principes de la liberté d’entreprendre et de commerce consistant à créer un cadre réglementaire strict pour éviter des dérapages.
Les pouvoirs publics doivent prévenir les mouvements extrêmes dans les deux sens avec des règles plus améliorées et plus efficaces. La présence de l’Etat dans le capital des banques permettra d’orienter au mieux le crédit vers le financement d’activités génératrices d’emplois et porteuses de croissance au détriment d’activités spéculatives.
L’AFRIQUE ET LA CRISE DE LA DETTE
Selon l’économiste Mouriel Roubini (4), connu pour avoir prédit la crise financière de 2008, la conjonction de la morosité de la reprise de l’économie mondiale et le poids de la dette de la zone euro peuvent conduire à une récession plus tôt que prévu.
De toute évidence, la crise de la dette va amener les dirigeants européens à revoir leurs dépenses publiques. Les banques, même recapitalisées, pourraient êtres plus vigilantes en matière de distribution de crédits ; on assisterait à une baisse de la demande et à un ralentissement de l’activité économique.
Comme en 2008 l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine dont les échanges sont de l’ordre de 40 – 50% avec l’Europe connaitrait une baisse de ses exportations avec les effets conséquents sur la balance des paiements. En Europe, les exigences de politique intérieure face à l’amenuisement des ressources internes pourraient avoir un impact sur l’aide publique au développement. Il est évident qu’un effondrement de l’euro créerait des perturbations au niveau de la zone CFA.
Dans une telle situation, un minimum de prudence s’avère nécessaire dans la programmation et l’engagement des dépenses au niveau des pays africains. Le recours à l’épargne nationale et régionale par la dynamisation des marchés financiers régionaux est à recommander tandis que le secteur privé devra être fortement mis à contribution par un partenariat avec le secteur public en vue du financement du développement.
A la suite de la rencontre de Bruxelles du mercredi 26 octobre 2011 où les principes généraux de sortie de crise ont été retenus, il reste à attendre leur mise en application. Dans tous les cas, l’Europe connaîtra une avancée significative dans la résolution de la crise si d’une part la solidité de la zone ainsi que la solidarité au sein de la zone sont sauvegardées et d’autre part si l’on parvient à mener une politique d’austérité tout en assurant la croissance.
(1) Ibrahim Warde ‘’Le Monde diplomatique n° 690, septembre
(2) L’Humanité du mardi 13 Septembre 2011, N° 20747
(3) Adam Smith, line II, chapitre II, in Ibrahim Warde, ‘’Le Monde Diplomatique n° 690, septembre 2011
(4) Morel Roubini : économiste américain, Professeur au Stern School of Business de l’Université de New York
lundi 10 janvier 2011
L’année économique vue par cinq spécialistes
France24.com a demandé à cinq économistes de différents pays de retenir et analyser cinq faits marquants de l'actualité économique de 2010. Voici ceux choisis par le Béninois Emmanuel Golou.
1- La Coupe du monde de football en Afrique du Sud
La fête du football en Afrique du Sud a représenté un enjeu économique important pour ce pays qui avait besoin de se remettre de la crise économique et financière internationale. Première puissance économique africaine, elle a su tirer grand profit de l’organisation de cette compétition. L’événement aurait généré environ 2,1 milliards d’euros dans l’économie sud-africaine, dont 1,25 milliard d’euros d’impact direct. L’effet sur le marché du travail a été chiffré à 159 000 nouveaux emplois. Les dépenses des spectateurs ont bénéficié prioritairement au secteur touristique, et celles en infrastructures au secteur de la construction et du BTP. Les autres pays d’Afrique australe ont également bénéficié de la Coupe du monde. Cette manifestation a permis d’accroître la visibilité et l’image de l’Afrique du Sud et pourrait attirer des investissements futurs dans le pays.
2- Exposition universelle de Shanghaï
Du 1er mai au 31 octobre 2010, 189 pays ont participé à l’Exposition universelle de Shanghaï. Elle a battu un record d’affluence avec 71 millions de visiteurs, loin de l’Exposition universelle d’Osaka (62 millions de personnes en 1970). L'Expo a été l’occasion d’un brassage culturel entre les peuples du monde. De toute évidence, elle va provoquer l’accroissement des échanges entre la Chine et le reste du monde.
3- Les crises budgétaires dans la zone euro
Le non-respect des principes de discipline budgétaire et l’absence de fiabilité des données officielles sur l’état des économies ont provoqué des crises budgétaires qui secouent la zone euro. Que ce soit en Grèce ou en Irlande, ces crises montrent la fragilité du modèle européen. Les moyens de surveillance sont faibles, et il n’y a pas de réel mécanisme de soutien aux États en difficulté. Ces aides peuvent entraîner une baisse des engagements dans les pays en développement, africains surtout. L’aide publique au développement a ainsi stagné cette année.
4- Les incertitudes sur le marché du café-cacao en raison de la crise politique en Côte d’Ivoire
Les échos de la crise politique en Côte d’Ivoire vont au-delà du continent africain et sont retentissants sur le marché mondial des matières premières notamment le cacao et le café. Premier producteur mondial de cacao (40% de la production mondiale), la Côte d’Ivoire pourrait faire face aux difficultés liées à l’acheminement de ces matières premières vers les pays consommateurs. En sept mois, les prix ont flambé de 160% sur le marché mondial et les récoltes des dernières saisons ne sont pas à la hauteur de la demande mondiale. La tendance haussière des cours du cacao pourrait donc être maintenue.
En outre, la Côte d’ivoire représente 40% du PIB de l’Union économique et monétaire Ouest-Afrique regroupant huit pays et est la deuxième économie de la CEDEAO (Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest) réunissant 15 États. C’est un pays qui compte dans la région et la crise qu’elle traverse peut avoir de grands effets au niveau régional.
5- La nouvelle réglementation américaine sur la régulation du marché financier
Les États-Unis ont adopté une loi qui permet de mettre de l’ordre dans le système financier. L’idée est de prévenir les risques systémiques générés, autrefois, par les actifs toxiques et vise à empêcher des crises financières comme en 2008. Un manque de contrôle dans les prêts bancaires aux consommateurs américains avait alors provoqué une grave crise financière internationale. Il a fallu l’intervention de l’État pour éviter l’écroulement du système financier international.
Pour retrouver les analyses de quatre autres économistes interrogés par France24.com sur les événements de l’année 2010, cliquez ici.
1- La Coupe du monde de football en Afrique du Sud
La fête du football en Afrique du Sud a représenté un enjeu économique important pour ce pays qui avait besoin de se remettre de la crise économique et financière internationale. Première puissance économique africaine, elle a su tirer grand profit de l’organisation de cette compétition. L’événement aurait généré environ 2,1 milliards d’euros dans l’économie sud-africaine, dont 1,25 milliard d’euros d’impact direct. L’effet sur le marché du travail a été chiffré à 159 000 nouveaux emplois. Les dépenses des spectateurs ont bénéficié prioritairement au secteur touristique, et celles en infrastructures au secteur de la construction et du BTP. Les autres pays d’Afrique australe ont également bénéficié de la Coupe du monde. Cette manifestation a permis d’accroître la visibilité et l’image de l’Afrique du Sud et pourrait attirer des investissements futurs dans le pays.
2- Exposition universelle de Shanghaï
Du 1er mai au 31 octobre 2010, 189 pays ont participé à l’Exposition universelle de Shanghaï. Elle a battu un record d’affluence avec 71 millions de visiteurs, loin de l’Exposition universelle d’Osaka (62 millions de personnes en 1970). L'Expo a été l’occasion d’un brassage culturel entre les peuples du monde. De toute évidence, elle va provoquer l’accroissement des échanges entre la Chine et le reste du monde.
3- Les crises budgétaires dans la zone euro
Le non-respect des principes de discipline budgétaire et l’absence de fiabilité des données officielles sur l’état des économies ont provoqué des crises budgétaires qui secouent la zone euro. Que ce soit en Grèce ou en Irlande, ces crises montrent la fragilité du modèle européen. Les moyens de surveillance sont faibles, et il n’y a pas de réel mécanisme de soutien aux États en difficulté. Ces aides peuvent entraîner une baisse des engagements dans les pays en développement, africains surtout. L’aide publique au développement a ainsi stagné cette année.
4- Les incertitudes sur le marché du café-cacao en raison de la crise politique en Côte d’Ivoire
Les échos de la crise politique en Côte d’Ivoire vont au-delà du continent africain et sont retentissants sur le marché mondial des matières premières notamment le cacao et le café. Premier producteur mondial de cacao (40% de la production mondiale), la Côte d’Ivoire pourrait faire face aux difficultés liées à l’acheminement de ces matières premières vers les pays consommateurs. En sept mois, les prix ont flambé de 160% sur le marché mondial et les récoltes des dernières saisons ne sont pas à la hauteur de la demande mondiale. La tendance haussière des cours du cacao pourrait donc être maintenue.
En outre, la Côte d’ivoire représente 40% du PIB de l’Union économique et monétaire Ouest-Afrique regroupant huit pays et est la deuxième économie de la CEDEAO (Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest) réunissant 15 États. C’est un pays qui compte dans la région et la crise qu’elle traverse peut avoir de grands effets au niveau régional.
5- La nouvelle réglementation américaine sur la régulation du marché financier
Les États-Unis ont adopté une loi qui permet de mettre de l’ordre dans le système financier. L’idée est de prévenir les risques systémiques générés, autrefois, par les actifs toxiques et vise à empêcher des crises financières comme en 2008. Un manque de contrôle dans les prêts bancaires aux consommateurs américains avait alors provoqué une grave crise financière internationale. Il a fallu l’intervention de l’État pour éviter l’écroulement du système financier international.
Pour retrouver les analyses de quatre autres économistes interrogés par France24.com sur les événements de l’année 2010, cliquez ici.
mardi 11 août 2009
Discours de bienvenue au Congrès du PSD
DISCOURS DE BIENVENUE
Il m’échoit le privilège de prendre la parole ce jour au nom des militantes et des militants du Parti Social Démocrate et de son président, pour souhaiter la bienvenue à tous nos invités.
Chers invités
A vous tous, qui êtes venus représenter vos partis respectifs et pour nous témoigner votre amitié et votre soutien, je vous souhaite la bienvenue dans cette salle du Palais des congrès.
A vous chers camarades délégués, militantes et militants du Parti Social Démocrate, animateurs des structures de bases du parti venus de toutes les contrées. A vous à qui le mérite de votre militantisme a permis d’être ici ce jour, je vous souhaite également la bienvenue.
Mesdames messieurs, le Parti social démocrate, sous la houlette de son président, Bruno Amoussou, voudrait ouvrir de nouvelles pages dans l’histoire politique nationale.
Après notre assemblée constitutive en octobre 1990 et le premier congrès ordinaire en 2000, mais surtout après les rendez-vous manqués de 2005 et de 2007, nous y voilà. A l’heure juste et au juste moment au 2ième congrès de votre parti, de notre parti, le Parti Social démocrate. Qu’il vous plaise de rendre historique cette salle du palais des congrès où nous nous trouvons(d’une histoire heureuse). Ce lieu que, dans un passé proche de l’histoire de notre pays, la Cen Sad pour ne pas la nommer a rendu autrement historique.
Mais qu’à cela ne tienne. Nous au Psd, nous sommes du peuple et nous resterons dans le peuple pour y trouver le chemin de notre bonheur et du sien. La social démocratie, au-delà d’une idéologie est un mode de vie, une philosophie que nous espérons, à l’issue de ce 2ème congrès, va s’enraciner plus que jamais dans les pensées et le quotidien de chacun. Chers camarades congressistes, la social démocratie n’est pas une utopie, elle n’est pas surannée. Au contraire, la grave crise financière et économique que traverse le monde et qui frappe de plein fouet le Bénin nous conforte dans ce choix et atteste que notre option idéologique constitue une alternative encore crédible.
Depuis 20 ans , avec le président Bruno Amoussou, nous sommes une poignée d’hommes résolument engagés à croire que c’est la seule manière pour nous de sortir nos militants et notre peuple de la misère.
Quelques uns, nous le sommes encore aujourd’hui. Et c’est le moment de se serrer les coudes et de se ceindre les reins. Le chemin est long et semé d’embûches tant les échéances qui se profilent et nous attendent sont cruciales. Alors je me sens rassuré en vous voyant mais surtout en constatant la présence massive et au plus haut niveau de nos alliés. Nous ne sommes pas encore assez nombreux et nous avons donc besoin d’agrandir nos rangs et les élargir. Cela passera sans doute par la consolidation des fiefs que nous avons depuis 20 ans défendus et maintenus. Cela passe surtout par l’ouverture de nouveaux chantiers. Les jeunes, les femmes et les ouvriers et artisans, doivent se sentir au Psd comme chez eux ; pour lui donner les bases de son avenir et de son devenir. Les jeunes et les femmes qui constituent le plus grand du peuple et de la masse, les artisans et les ouvriers qui en constituent le moteur doivent donc trouver leur place parmi nous.
Camarades militants du Parti, 2011 approche et, deux échéances électorales majeures nous y donnent rendez-vous. Les élections législatives et les élections présidentielles. Ils nous faudra, ouvrir les discussions sur les conditions dans lesquelles avec nos alliées nous pourrons en obtenir les plus grands succès.
Chers congressistes, telles sont les missions qui nous attendent.
Je m’en voudrais de finir mes propos sans remercier les membres et les responsables des divers sous comités qui depuis trois mois ont œuvré de jours comme de nuit pour assuré l’effectivité de ce rendez-vous. Nos travaux comme toutes œuvre n’est sans doute pas exempt d’imperfection. Chers camarades, veuillez ne pas nous en tenir rigueur. Retenez simplement que le seul souci qui nous a guidé depuis l’installation du comité a été de faire de ce rendez-vous un succès éclatant.
A vous toutes et tous, je vous dis sincèrement merci.
Merci pour votre attention.
Vive la social démocratie,
Vive le Bénin
Je vous remercie de votre attention
Il m’échoit le privilège de prendre la parole ce jour au nom des militantes et des militants du Parti Social Démocrate et de son président, pour souhaiter la bienvenue à tous nos invités.
Chers invités
A vous tous, qui êtes venus représenter vos partis respectifs et pour nous témoigner votre amitié et votre soutien, je vous souhaite la bienvenue dans cette salle du Palais des congrès.
A vous chers camarades délégués, militantes et militants du Parti Social Démocrate, animateurs des structures de bases du parti venus de toutes les contrées. A vous à qui le mérite de votre militantisme a permis d’être ici ce jour, je vous souhaite également la bienvenue.
Mesdames messieurs, le Parti social démocrate, sous la houlette de son président, Bruno Amoussou, voudrait ouvrir de nouvelles pages dans l’histoire politique nationale.
Après notre assemblée constitutive en octobre 1990 et le premier congrès ordinaire en 2000, mais surtout après les rendez-vous manqués de 2005 et de 2007, nous y voilà. A l’heure juste et au juste moment au 2ième congrès de votre parti, de notre parti, le Parti Social démocrate. Qu’il vous plaise de rendre historique cette salle du palais des congrès où nous nous trouvons(d’une histoire heureuse). Ce lieu que, dans un passé proche de l’histoire de notre pays, la Cen Sad pour ne pas la nommer a rendu autrement historique.
Mais qu’à cela ne tienne. Nous au Psd, nous sommes du peuple et nous resterons dans le peuple pour y trouver le chemin de notre bonheur et du sien. La social démocratie, au-delà d’une idéologie est un mode de vie, une philosophie que nous espérons, à l’issue de ce 2ème congrès, va s’enraciner plus que jamais dans les pensées et le quotidien de chacun. Chers camarades congressistes, la social démocratie n’est pas une utopie, elle n’est pas surannée. Au contraire, la grave crise financière et économique que traverse le monde et qui frappe de plein fouet le Bénin nous conforte dans ce choix et atteste que notre option idéologique constitue une alternative encore crédible.
Depuis 20 ans , avec le président Bruno Amoussou, nous sommes une poignée d’hommes résolument engagés à croire que c’est la seule manière pour nous de sortir nos militants et notre peuple de la misère.
Quelques uns, nous le sommes encore aujourd’hui. Et c’est le moment de se serrer les coudes et de se ceindre les reins. Le chemin est long et semé d’embûches tant les échéances qui se profilent et nous attendent sont cruciales. Alors je me sens rassuré en vous voyant mais surtout en constatant la présence massive et au plus haut niveau de nos alliés. Nous ne sommes pas encore assez nombreux et nous avons donc besoin d’agrandir nos rangs et les élargir. Cela passera sans doute par la consolidation des fiefs que nous avons depuis 20 ans défendus et maintenus. Cela passe surtout par l’ouverture de nouveaux chantiers. Les jeunes, les femmes et les ouvriers et artisans, doivent se sentir au Psd comme chez eux ; pour lui donner les bases de son avenir et de son devenir. Les jeunes et les femmes qui constituent le plus grand du peuple et de la masse, les artisans et les ouvriers qui en constituent le moteur doivent donc trouver leur place parmi nous.
Camarades militants du Parti, 2011 approche et, deux échéances électorales majeures nous y donnent rendez-vous. Les élections législatives et les élections présidentielles. Ils nous faudra, ouvrir les discussions sur les conditions dans lesquelles avec nos alliées nous pourrons en obtenir les plus grands succès.
Chers congressistes, telles sont les missions qui nous attendent.
Je m’en voudrais de finir mes propos sans remercier les membres et les responsables des divers sous comités qui depuis trois mois ont œuvré de jours comme de nuit pour assuré l’effectivité de ce rendez-vous. Nos travaux comme toutes œuvre n’est sans doute pas exempt d’imperfection. Chers camarades, veuillez ne pas nous en tenir rigueur. Retenez simplement que le seul souci qui nous a guidé depuis l’installation du comité a été de faire de ce rendez-vous un succès éclatant.
A vous toutes et tous, je vous dis sincèrement merci.
Merci pour votre attention.
Vive la social démocratie,
Vive le Bénin
Je vous remercie de votre attention
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