<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3064837765241218748</id><updated>2012-02-16T14:53:12.294-08:00</updated><title type='text'>Emmanuel GOLOU  ''Ensemble nous réussirons''</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Emmanuel GOLOU</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03956394744402402244</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='23' src='http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjLEAgeDunI/AAAAAAAAAAM/5cyVLk04CfM/S220/t1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>7</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3064837765241218748.post-4395238242643357292</id><published>2011-11-04T05:58:00.000-07:00</published><updated>2011-11-11T02:46:38.347-08:00</updated><title type='text'>LA CRISE DE LA DETTE : L’Europe, dos au mur</title><content type='html'>&lt;strong&gt;A L’ORIGINE DE LA CRISE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois ans après le dépôt de bilan de Liehman brothers, cette banque dont la faillite a profondément déstabilisé le système financier mondial, le paysage économique reste dévasté : les bourses s’effondrent, la récession menace et les marchés s’affolent.&lt;br /&gt;Certes, les problèmes ne sont plus tout à fait les mêmes car ils se concentrent désormais sur l’Europe et le surendettement des Etats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ, il y a une crise grecque et les faits sont connus. Depuis son entrée dans la zone euro, la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens au point de se retrouver étouffée sous une dette devenue incontrôlable qu’elle a réussie à dissimuler pendant des années en maquillant les comptes. Le surendettement concerne également les pays comme le Portugal, l’Espagne et l’Italie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant de la Grèce en particulier, la situation est quasi inextricable même si l’on tient compte de l’accord européen du 21 juillet 2011 qui prévoit une réduction des taux de ses emprunts, un allongement du délai de remboursement et un abandon par les banques d’une partie de leurs créances. La dette pèse 150% du PIB. Le pays s’enfonce dans la récession. Le PIB va reculer d’au moins 4% cette année. Les objectifs de 2011 sont déjà hors d’atteinte, avec un déficit plus proche de 10% que des  7,4% annoncés. Dans le même temps, la mise en œuvre des réformes patine, qu’il s’agisse de la lutte contre la fraude fiscale ou le lancement des privatisations.&lt;br /&gt;Les  réunions sont organisées à tous les niveaux ; Ministres et Chefs  d’Etat se rencontrent régulièrement  pour faire face à cette crise. Les Européens sont conscients qu’en cas de défaut de paiement  de la Grèce, les banques grecques s’effondreront, car elles détiennent  beaucoup d’obligations de l’Etat et entraineront dans leur chute l’activité et les acteurs économiques du pays. Le scénario serait aussi une source de contagion pour les autres banques européennes qui détiennent aussi des  titres  de dette  publique grecque. D’une manière générale, les dirigeants Européens se projettent au-delà de la Grèce et craignent un effondrement du système bancaire et financier de toute la zone Euro ; ce qui entrainerait la mort de l’Euro dont plus aucun investisseur  ne voudrait.&lt;br /&gt;Pour faire face à cette crise, il est envisagé à court terme un second plan d’aide. à la Grèce à hauteur de huit milliard d’euros; ce qui est fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est également prévu la création du fonds européen de stabilisation financière (440 milliards) pour venir en aide aux pays en difficulté. Certains ont proposé la création des eurobonds qui permettront à tous les pays membres d’emprunter sur  le marché obligataire aux mêmes conditions. D’autres propositions sont faites souhaitant le renforcement de l’union monétaire par une union budgétaire. Par ailleurs, l’on insiste sur la nécessité de parvenir à la règle d’or c'est-à-dire parvenir à l’équilibre budgétaire au  niveau de tous les Etats membres de l’Union. On parle aussi de la séparation des activités entre les banques de dépôt supposées financer  l’économie et les banques d’affaires plutôt  portées vers la spéculation. La question de la recapitalisation des banques est aussi évoquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas le spectacle offert à travers les différentes réunions montre que la zone euro tâtonne pour trouver la formule miracle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment et à la rencontre du 26 octobre 2011 les dirigeants européens ont retenu :&lt;br /&gt;Premièrement, un abandon par les banques de 50% de leurs créances sur la Grèce suivi de leur recapitalisation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, le renforcement du Fonds de stabilité financière qui passe d’une dotation de 440 milliards d’euros à 1000 milliards d’euros et qui agira comme un fonds de garantie des dettes souveraines émises par les pays fragiles.&lt;br /&gt;Au lendemain de cet accord, les bourses sont euphoriques même si le référendum envisagé par la Grèce les a refroidit ; tout le monde est soulagé. Souvent on fera mine  d’avoir tout oublié de ce qui s’est passé en attendant la prochaine crise. Depuis que le capitalisme a pris le pouvoir, dit Jacques Attali, ‘’la crise semble même son état naturel ‘’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour beaucoup d’économistes, les mesures prises sont transitoires car elles ne règlent  pas la question quant au fond car disent – ils la crise grecque n’a fait que révéler une crise de la gouvernance économique européenne. Comment le plan de sauvetage peut-il réussir s’il n’est pas suivi d’une meilleure gestion des dépenses publiques dans les différents pays de la zone avec la nécessité d’un droit de regard des instances de l’union.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a l’impression que tout est mis en place pour que les uns s’autorisent à mettre le feu sachant que les autres viendront automatiquement à leur secours. Pour aller sûrement dans la bonne direction, il est fortement attendu  que l’Union Européenne passe de l’Union Monétaire à l’Union Economique et Monétaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;UNE CRISE REMPLACE UNE AUTRE : DES SUBPRIMES AUX DETTES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un regard sur la crise de la dette par rapport à celle des subprimes montre hier comme aujourd’hui une grande inquiétude sur la solidité bancaire. Les valeurs financières sont les plus massacrées en bourses. L’action de la Société Générale a chuté de plus de 56% depuis le début de l’année cotant 17,77 euro le 14 septembre 2011 alors qu’en mai 2007 elle valait 140 euro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les subprimes, ces crédits hypothécaires américains toxiques nichés dans les bilans des banques du monde entier  ne sont plus à l’origine des angoisses de 2011. Mais ils ont été remplacés par un stress entourant les dettes souveraines européennes, notamment Grecque, Italienne et Espagnole dont sont gorgées les banques. Surendettés et en panne de croissance, ces Etats sont menacés, selon les investisseurs de faire défaut provoquant d’énormes pertes pour les  établissements. La confiance envers ces établissements européens s’érode à tel point qu’ils peinent à se financer sur le marché américain. La spirale en marche en 2008 menace à nouveau : les banques en mal de liquidité peineraient à financer l’économie, aggravant une situation déjà sombre. &lt;br /&gt;On se souvient que pour faire face à la crise des subprimes des mesures ont été prises pour discipliner les actions de la finance internationale. Même ces mesures que j’appelais mesures d’entretien ou travaux d’entretien du capitalisme n’ont pas été appliquées ou du moins timidement. 90% des règles en fonction en 2008 sont toujours en vigueur. Les choses ont très peu changé. « Il y eut des déclarations, des grands-messes riches de promesses restées sans suite. Il y eut des lois votées mais  dont les applications concrètes – qu’il s’agisse de nouvelles architectures de supervision, de renforcement des règles prudentielles, d’encadrement des bonus ou de production du consommateur – se sont avérées plus que modestes » (1).&lt;br /&gt;Même s’il faut pointer du doigt le laxisme budgétaire de certains pays européens, beaucoup d’économistes pensent que la déréglementation dans le système financier reste une des causes majeures de la crise où les banques se sont tout permis avec l’appui de leurs gouvernants. Priorité  a été donnée à leurs activités sur les marchés financiers au détriment de leur rôle traditionnel de financement de l’économie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour ‘’l’Humanité’’ (2),  le plan d’aide qu’accorde l’Union Européenne à la Grèce est en fait un plan d’aide aux banques.&lt;br /&gt;Beaucoup craignent à nouveau que les actions des gouvernements soient celles d’Etats sapeurs pompiers  qui engagent  les fonds des contribuables pour une socialisation des pertes des entreprises et une privatisation des profits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois les rôles circonstanciels et ponctuels des Etats dans le système financier sont fortement dénoncés. Ils doivent se persuader que s’agissant des marchés, on ne peut les laisser livrés à eux-mêmes qu’à nos risques et périls.&lt;br /&gt;Adam Smith (3) indiquait déjà que ‘’livrée aux seules forces du marché, la finance faisait courir de graves dangers à la société’’ et recommandait l’exception bancaire aux principes de la liberté d’entreprendre et de commerce consistant à créer un cadre réglementaire strict pour éviter des dérapages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pouvoirs publics doivent prévenir les mouvements extrêmes dans les deux sens avec des règles plus améliorées et plus efficaces. La présence  de l’Etat dans le capital des banques permettra d’orienter au mieux le crédit vers le financement d’activités génératrices d’emplois et porteuses de croissance au détriment d’activités spéculatives. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’AFRIQUE ET LA CRISE DE LA DETTE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l’économiste  Mouriel Roubini (4), connu pour avoir prédit la crise financière de 2008, la conjonction de la morosité de la reprise de l’économie mondiale et le poids de la dette de la zone euro peuvent conduire à une récession plus tôt que prévu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute évidence, la crise de la dette va amener les dirigeants européens à revoir leurs dépenses publiques. Les banques, même recapitalisées, pourraient êtres plus vigilantes en matière de distribution de crédits ; on assisterait à une baisse de la demande et à un ralentissement de l’activité économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme en 2008 l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine dont les échanges sont de l’ordre de 40 – 50% avec  l’Europe connaitrait une baisse de ses exportations avec les effets conséquents sur la balance des paiements. En Europe, les exigences de politique intérieure  face à l’amenuisement des ressources internes pourraient avoir un impact  sur l’aide publique au développement. Il est évident qu’un effondrement de l’euro créerait des perturbations au niveau de la zone CFA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une telle situation, un minimum de prudence s’avère nécessaire dans la programmation et l’engagement des dépenses au niveau des pays africains. Le recours à l’épargne nationale et régionale par la dynamisation des marchés financiers régionaux est à recommander tandis que le secteur privé devra être fortement mis à contribution par un partenariat avec le secteur public en vue du financement du développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la suite de la rencontre de Bruxelles du mercredi 26 octobre 2011 où les principes généraux de sortie de crise ont été retenus, il reste à attendre leur mise en application. Dans tous les cas, l’Europe connaîtra une avancée significative dans la résolution de la crise si d’une part la solidité de la zone ainsi que la solidarité au sein de la zone sont sauvegardées et d’autre part si l’on parvient à mener une politique d’austérité tout en assurant la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;(1) Ibrahim Warde ‘’Le Monde diplomatique n° 690, septembre &lt;br /&gt;(2) L’Humanité du mardi 13 Septembre 2011, N° 20747&lt;br /&gt;(3) Adam Smith, line II, chapitre II, in Ibrahim Warde, ‘’Le Monde Diplomatique n° 690, septembre 2011&lt;br /&gt;(4) Morel Roubini : économiste américain, Professeur au Stern School of Business de l’Université de New York&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt;&lt;br /&gt;                                        &lt;div class="addthis_toolbox addthis_default_style "&gt; &lt;a class="addthis_button_facebook_like" fb:like:layout="button_count"&gt;&lt;/a&gt; &lt;a class="addthis_button_tweet"&gt;&lt;/a&gt; &lt;a class="addthis_button_google_plusone" g:plusone:size="medium"&gt;&lt;/a&gt; &lt;a class="addthis_counter addthis_pill_style"&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;                                        &lt;script type="text/javascript" src="http://s7.addthis.com/js/250/addthis_widget.js#pubid=ra-4ea69676547c6810"&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;                                        &lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3064837765241218748-4395238242643357292?l=emmanuelgolou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/feeds/4395238242643357292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2011/11/la-crise-de-la-dette-leurope-dos-au-mur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/4395238242643357292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/4395238242643357292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2011/11/la-crise-de-la-dette-leurope-dos-au-mur.html' title='LA CRISE DE LA DETTE : L’Europe, dos au mur'/><author><name>Emmanuel GOLOU</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03956394744402402244</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='23' src='http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjLEAgeDunI/AAAAAAAAAAM/5cyVLk04CfM/S220/t1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3064837765241218748.post-7840207260337599149</id><published>2011-01-10T14:47:00.000-08:00</published><updated>2011-01-10T15:04:54.521-08:00</updated><title type='text'>L’année économique vue par cinq spécialistes</title><content type='html'>France24.com a demandé à cinq économistes de différents pays de retenir et analyser cinq faits marquants de l'actualité économique de 2010. Voici ceux choisis par le Béninois Emmanuel Golou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- La Coupe du monde de football en Afrique du Sud&lt;br /&gt;La fête du football en Afrique du Sud a représenté un enjeu économique important pour ce pays qui avait besoin de se remettre de la crise économique et financière internationale. Première puissance économique africaine, elle a su tirer grand profit de l’organisation de cette compétition. L’événement aurait généré environ 2,1 milliards d’euros dans l’économie sud-africaine, dont 1,25 milliard d’euros d’impact direct. L’effet sur le marché du travail a été chiffré à 159 000 nouveaux emplois. Les dépenses des spectateurs ont bénéficié prioritairement au secteur touristique, et celles en infrastructures au secteur de la construction et du BTP. Les autres pays d’Afrique australe ont également bénéficié de la Coupe du monde. Cette manifestation a permis d’accroître la visibilité et l’image de l’Afrique du Sud et pourrait attirer des investissements futurs dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Exposition universelle de Shanghaï&lt;br /&gt;Du 1er mai au 31 octobre 2010, 189 pays ont participé à l’Exposition universelle de Shanghaï. Elle a battu un record d’affluence avec 71 millions de visiteurs, loin de l’Exposition universelle d’Osaka (62 millions de personnes en 1970). L'Expo a été l’occasion d’un brassage culturel entre les peuples du monde. De toute évidence, elle va provoquer l’accroissement des échanges entre la Chine et le reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Les crises budgétaires dans la zone euro&lt;br /&gt;Le non-respect des principes de discipline budgétaire et l’absence de fiabilité des données officielles sur l’état des économies ont provoqué des crises budgétaires qui secouent la zone euro. Que ce soit en Grèce ou en Irlande, ces crises montrent la fragilité du modèle européen. Les moyens de surveillance sont faibles, et il n’y a pas de réel mécanisme de soutien aux États en difficulté. Ces aides peuvent entraîner une baisse des engagements dans les pays en développement, africains surtout. L’aide publique au développement a ainsi stagné cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- Les incertitudes sur le marché du café-cacao en raison de la crise politique en Côte d’Ivoire&lt;br /&gt;Les échos de la crise politique en Côte d’Ivoire vont au-delà du continent africain et sont retentissants sur le marché mondial des matières premières notamment le cacao et le café. Premier producteur mondial de cacao (40% de la production mondiale), la Côte d’Ivoire pourrait faire face aux difficultés liées à l’acheminement de ces matières premières vers les pays consommateurs. En sept mois, les prix ont flambé de 160% sur le marché mondial et les récoltes des dernières saisons ne sont pas à la hauteur de la demande mondiale. La tendance haussière des cours du cacao pourrait donc être maintenue.&lt;br /&gt;En outre, la Côte d’ivoire représente 40% du PIB de l’Union économique et monétaire Ouest-Afrique regroupant huit pays et est la deuxième économie de la CEDEAO (Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest) réunissant 15 États. C’est un pays qui compte dans la région et la crise qu’elle traverse peut avoir de grands effets au niveau régional.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- La nouvelle réglementation américaine sur la régulation du marché financier&lt;br /&gt;Les États-Unis ont adopté une loi qui permet de mettre de l’ordre dans le système financier. L’idée est de prévenir les risques systémiques générés, autrefois, par les actifs toxiques et vise à empêcher des crises financières comme en 2008. Un manque de contrôle dans les prêts bancaires aux consommateurs américains avait alors provoqué une grave crise financière internationale. Il a fallu l’intervention de l’État pour éviter l’écroulement du système financier international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour retrouver les analyses de quatre autres économistes interrogés par France24.com sur les événements de l’année 2010, cliquez ici.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3064837765241218748-7840207260337599149?l=emmanuelgolou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/feeds/7840207260337599149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2011/01/lannee-economique-vue-par-cinq.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/7840207260337599149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/7840207260337599149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2011/01/lannee-economique-vue-par-cinq.html' title='L’année économique vue par cinq spécialistes'/><author><name>Emmanuel GOLOU</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03956394744402402244</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='23' src='http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjLEAgeDunI/AAAAAAAAAAM/5cyVLk04CfM/S220/t1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3064837765241218748.post-8391458047178652393</id><published>2009-08-11T04:35:00.000-07:00</published><updated>2009-08-11T04:37:29.463-07:00</updated><title type='text'>Discours de bienvenue au Congrès du PSD</title><content type='html'>DISCOURS DE BIENVENUE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’échoit le privilège de prendre la parole ce jour au nom des militantes et des militants du Parti Social Démocrate et de son président, pour souhaiter la bienvenue à tous nos invités.&lt;br /&gt;Chers invités&lt;br /&gt;A vous tous, qui êtes venus représenter vos partis respectifs et pour nous témoigner votre amitié et votre soutien, je vous souhaite la bienvenue dans cette salle du Palais des congrès.&lt;br /&gt;A vous chers camarades délégués, militantes et militants du Parti Social Démocrate, animateurs des structures de bases du parti venus de toutes les contrées. A vous à qui  le mérite de votre militantisme a permis d’être ici ce jour, je vous souhaite également la bienvenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mesdames messieurs, le Parti social démocrate, sous la houlette de son président, Bruno Amoussou, voudrait ouvrir de nouvelles pages dans l’histoire politique nationale.&lt;br /&gt;Après notre assemblée constitutive en octobre 1990 et le premier congrès ordinaire en 2000, mais surtout après les rendez-vous manqués de 2005 et de 2007, nous y voilà. A l’heure juste et au juste moment au 2ième congrès de votre parti, de notre parti, le Parti Social démocrate. Qu’il vous plaise de rendre historique cette salle du palais des congrès où nous nous trouvons(d’une histoire heureuse). Ce lieu que, dans un passé proche de l’histoire de notre pays, la Cen Sad pour ne pas la nommer a rendu autrement historique.&lt;br /&gt;Mais qu’à cela ne tienne. Nous au Psd, nous sommes du peuple et nous resterons dans le peuple pour y trouver le chemin de notre bonheur et du sien. La social démocratie, au-delà d’une idéologie est un mode de vie, une philosophie que nous espérons, à l’issue de ce 2ème congrès, va s’enraciner plus que jamais dans les pensées et le quotidien de chacun. Chers camarades congressistes, la social démocratie n’est pas une utopie, elle n’est pas surannée. Au contraire, la grave crise financière et économique que traverse le monde et qui frappe de plein fouet le Bénin nous conforte dans ce choix et atteste que notre option idéologique constitue une alternative encore crédible. &lt;br /&gt;Depuis 20 ans , avec le président Bruno Amoussou, nous sommes une poignée d’hommes résolument engagés à croire que c’est la seule manière pour nous de sortir nos militants et notre peuple de la misère. &lt;br /&gt;Quelques uns, nous le sommes encore aujourd’hui. Et c’est le moment de se serrer les coudes et de se ceindre les reins. Le chemin est long et semé d’embûches tant les échéances qui se profilent et nous attendent sont cruciales. Alors je me sens rassuré en vous voyant mais surtout en constatant la présence massive et au plus haut niveau de nos alliés. Nous ne sommes pas encore assez nombreux et nous avons donc  besoin d’agrandir nos rangs et les élargir. Cela passera sans doute par la consolidation des fiefs que nous avons depuis 20 ans défendus et maintenus. Cela passe surtout par l’ouverture de nouveaux chantiers. Les jeunes, les femmes et les ouvriers et artisans, doivent se sentir au Psd comme chez eux ; pour lui donner les bases de son avenir et de son devenir. Les jeunes et les femmes qui constituent le plus grand du peuple et de la masse, les artisans et les ouvriers qui en constituent le moteur doivent donc trouver leur place parmi nous. &lt;br /&gt;Camarades militants du Parti, 2011 approche et, deux échéances électorales majeures nous y donnent rendez-vous. Les élections législatives et les élections présidentielles. Ils nous faudra, ouvrir les discussions sur les conditions dans lesquelles avec nos alliées nous pourrons en obtenir les plus grands succès. &lt;br /&gt;Chers congressistes, telles sont les missions qui nous attendent.&lt;br /&gt;Je m’en voudrais de finir mes propos sans remercier les membres et les responsables des divers sous comités qui depuis trois mois ont œuvré de jours comme de nuit pour assuré l’effectivité de ce rendez-vous. Nos travaux comme toutes œuvre n’est sans doute pas exempt d’imperfection. Chers camarades, veuillez ne pas nous en tenir rigueur. Retenez simplement que le seul souci qui nous a guidé depuis l’installation du comité a été de faire de ce rendez-vous un succès éclatant.&lt;br /&gt;A vous toutes et tous, je vous dis sincèrement merci.&lt;br /&gt;Merci pour votre attention.&lt;br /&gt;Vive la social démocratie,&lt;br /&gt;Vive le Bénin&lt;br /&gt;Je vous remercie de votre attention&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3064837765241218748-8391458047178652393?l=emmanuelgolou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/feeds/8391458047178652393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/08/discours-de-bienvenue-au-congres-du-psd.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/8391458047178652393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/8391458047178652393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/08/discours-de-bienvenue-au-congres-du-psd.html' title='Discours de bienvenue au Congrès du PSD'/><author><name>Emmanuel GOLOU</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03956394744402402244</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='23' src='http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjLEAgeDunI/AAAAAAAAAAM/5cyVLk04CfM/S220/t1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3064837765241218748.post-2117562848459320291</id><published>2009-08-11T04:18:00.001-07:00</published><updated>2009-08-11T04:31:00.838-07:00</updated><title type='text'>Le Congrès du PSD en image</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWJkcRT0I/AAAAAAAAAGg/0UgVNdRitYs/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+2148.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWJkcRT0I/AAAAAAAAAGg/0UgVNdRitYs/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+2148.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666953203404610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWJKzA2iI/AAAAAAAAAGY/gM-8b3FoIQk/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+533.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWJKzA2iI/AAAAAAAAAGY/gM-8b3FoIQk/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+533.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666946319473186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWHwUoBuI/AAAAAAAAAGQ/0oXWaY-4SE0/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+2163.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWHwUoBuI/AAAAAAAAAGQ/0oXWaY-4SE0/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+2163.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666922032826082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWHc1AG6I/AAAAAAAAAGI/EOxgnv_wqsA/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+1976.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWHc1AG6I/AAAAAAAAAGI/EOxgnv_wqsA/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+1976.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666916799912866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWHMDCpRI/AAAAAAAAAGA/vWJEfRUxgCQ/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+366.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWHMDCpRI/AAAAAAAAAGA/vWJEfRUxgCQ/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+366.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666912295396626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVcoDWzRI/AAAAAAAAAF4/1HwoQ0GhJJU/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+411.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVcoDWzRI/AAAAAAAAAF4/1HwoQ0GhJJU/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+411.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666181078535442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVcQUKxRI/AAAAAAAAAFw/5FkBlwMq2Eg/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+436.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVcQUKxRI/AAAAAAAAAFw/5FkBlwMq2Eg/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+436.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666174706599186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVcJy-PuI/AAAAAAAAAFo/tGYpLkZHVkg/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+585.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVcJy-PuI/AAAAAAAAAFo/tGYpLkZHVkg/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+585.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666172956753634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVbx9NrmI/AAAAAAAAAFg/Ooi47AGyQj0/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+355+-+Copie+%282%29.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVbx9NrmI/AAAAAAAAAFg/Ooi47AGyQj0/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+355+-+Copie+%282%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666166557257314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVbgI1b6I/AAAAAAAAAFY/Hy-nw70qOV0/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+350.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFVbgI1b6I/AAAAAAAAAFY/Hy-nw70qOV0/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+350.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368666161774161826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU3idEC0I/AAAAAAAAAFQ/O3_sNl2EjDY/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+750.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU3idEC0I/AAAAAAAAAFQ/O3_sNl2EjDY/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+750.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368665543920585538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU3GmvHOI/AAAAAAAAAFI/lD907h7o180/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+529.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU3GmvHOI/AAAAAAAAAFI/lD907h7o180/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368665536444964066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU2_w-ZII/AAAAAAAAAFA/3oCDjX1EjyA/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+2116.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU2_w-ZII/AAAAAAAAAFA/3oCDjX1EjyA/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+2116.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368665534608860290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU26WefvI/AAAAAAAAAE4/1rHON6BXly0/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+695.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU26WefvI/AAAAAAAAAE4/1rHON6BXly0/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+695.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368665533155540722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU2uJPsNI/AAAAAAAAAEw/q7nxuGe9A5Q/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+648.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFU2uJPsNI/AAAAAAAAAEw/q7nxuGe9A5Q/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+648.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368665529878819026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUElfUeUI/AAAAAAAAAEo/AYWh29lEtKc/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+628.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUElfUeUI/AAAAAAAAAEo/AYWh29lEtKc/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+628.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368664668562028866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUD-OUqRI/AAAAAAAAAEg/lKeMFeMEkaE/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+476.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUD-OUqRI/AAAAAAAAAEg/lKeMFeMEkaE/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+476.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368664658021755154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUCmlHjtI/AAAAAAAAAEY/mCsESFInbDc/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+463.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUCmlHjtI/AAAAAAAAAEY/mCsESFInbDc/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+463.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368664634495045330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUCbW6KeI/AAAAAAAAAEQ/RpIOkUj78FU/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+594.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUCbW6KeI/AAAAAAAAAEQ/RpIOkUj78FU/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+594.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368664631482657250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUB8Zo5UI/AAAAAAAAAEI/kdx8bYOMjNc/s1600-h/PSD+Congr%C3%A8s+2+624.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFUB8Zo5UI/AAAAAAAAAEI/kdx8bYOMjNc/s320/PSD+Congr%C3%A8s+2+624.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368664623172609346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3064837765241218748-2117562848459320291?l=emmanuelgolou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/feeds/2117562848459320291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/08/le-congres-du-psd-en-image.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/2117562848459320291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/2117562848459320291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/08/le-congres-du-psd-en-image.html' title='Le Congrès du PSD en image'/><author><name>Emmanuel GOLOU</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03956394744402402244</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='23' src='http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjLEAgeDunI/AAAAAAAAAAM/5cyVLk04CfM/S220/t1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SoFWJkcRT0I/AAAAAAAAAGg/0UgVNdRitYs/s72-c/PSD+Congr%C3%A8s+2+2148.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3064837765241218748.post-8461775127579360982</id><published>2009-07-01T16:22:00.000-07:00</published><updated>2009-07-01T16:25:16.454-07:00</updated><title type='text'>Entretien avec le quotidien Le MATINAL (1er juillet 2009)</title><content type='html'>&lt;p align="left"&gt;&lt;img src="http://www.actubenin.com/IMG/arton16709.jpg" alt="" class="spip_logos" style="height: 225px; width: 169px;" width="169" align="left" height="225" /&gt;                 &lt;span class="titre_article"&gt;Aléjo Gbadjaaa’a - Emmanuel Golou:Le candidat unique du G4 peut revenir au Psd&lt;/span&gt; &lt;span class="date"&gt;1er juillet 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;       &lt;span class="titre_droite"&gt;&lt;p&gt;Dans le monde très étroit d’économistes internationaux de renom, le Bénin peut compter sur l’une de ses valeurs. Emmanuel Kotohonko Golou, Docteur en économie est un cadre émérite qui a fait ses preuves partout où il a servi, comme le témoignent ceux qui le connaissent. Ancien fonctionnaire de la Banque commerciale du Bénin, directeur de sociétés, ancien ministre de l’énergie, député à l’Assemblée nationale, secrétaire général du Parti social démocrate (Psd), cet enfant de commerçant et de tailleur aurait pu devenir médecin. Mais son destin l’a plutôt indiqué son chemin. Discret, rigoureux, Emmanuel Golou apparait comme un privilégié des enfants de son géniteur, tout comme il l’est pour Bruno Amoussou, son père spirituel. Parlant de ce dernier, il se montre comme un élève docile qui veut toujours resté dans l’ombre du maître.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans cet entretien qu’il nous a accordé, Emmanuel Golou parle de Bruno Amoussou qu’il ne souhaite pas voir partir de la tête du Psd, alors que ce parti annonce son congrès pour le mois d’août prochain. Il parle aussi de son passage à la Bcb, au gouvernement de Mathieu Kérékou, de l’affaire des groupes électrogènes, de la crise économique et financière, du G4. A propos il n’exclut pas la possiblité d’une candidature unique au sein de l’inter groupe pour 2011 et garde espoir que le candidat pourrait être de sa formation politique. Le Matinal : Monsieur Emmanuel Golou, que peut-on retenir de vous ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Emmanuel Golou : Je suis économiste de formation, membre et secrétaire général du Parti social démocrate (Psd) député à l’Assemblée nationale. On m’appelle également Kotohonko, c’est un nom de guerre que mon père a voulu me faire porter. Il a estimé un instant, qu’en m’appelant ainsi, il me met sur un champ de guerre où je dois me défendre et combattre. On m’a rapporté qu’il a emprunté ce nom au Ghana, un pays où il avait séjourné en faisant du commerce et la taillerie. Il y achetait des tissus pour ensuite les confectionner et les revendre au Bénin. Mon père parcourait, pour ses activités l’axe Klouékanmè, Dogbo Azovè. Vous imaginez bien l’avantage pour mes frères et mes camarades, pour nous habiller.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Que représente Klouékanmè pour vous ? Je suis né à Lanta dans la commune de Klouékanmè avant d’aller faire toute ma scolarité primaire jusqu’en 1966 à Djakotomè. J’ai ensuite été admis au cours secondaire au lycée Béhanzin de Porto-Novo à la même année. Après sept ans d’études dans cet établissement, j’ai obtenu mon baccalauréat pour m’inscrire ensuite à l’Université. J’ai eu du mal au cours de mon cycle à choisir ma profession car dans un premier temps je nourrissais l’ambition de devenir médecin. J’hésitais entre cette branche et l’économie, donc pour me déterminer, j’ai dû faire un tirage au sort. Ainsi je suis devenu économiste.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Enfant d’un père commerçant et tailleur, était-ce facile d’aller à l’école ? C’était plutôt fascinant. Alors, je l’aidais à tourner la machine à coudre aussi bien à la maison que sur les marchés où il m’amenait en me portant avec la machine, sur sa bicyclette. Il faut le préciser, de nous ses enfants, c’est moi qui ai eu la chance de mériter ce privilège. Les autres étaient souvent affectés aux travaux champêtres.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Vous auriez pu devenir alors tailleur ? Mon père s’est obstiné à ce que j’aille à l’école et il s’est d’ailleurs évertué pour que je puisse réussir dans mes études. Mais il faut le reconnaitre, la vocation de mon père était plutôt que j’apprenne le Français pour devenir acheteur et vendeur de produits comme le palmiste. Je l’ai compris un peu plus tard, qu’il ne voulait, pas à priori que je fasse de longues études. J’ai donc réussi finalement à faire des études universitaires et cela a fini par l’enchanter.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Un détour au lycée Béhanzin, votre vie d’élève directement venu d’une campagne Au lycée nous étions reçus à l’internat. Je n’ai pas eu besoin d’atterrir dans une famille d’accueil. Nous étions bien pris en charge par les responsables de l’internat. Nous n’avions pas eu de problèmes pour les fournitures les manuels scolaires, ni pour l’alimentation. Je rentrais régulièrement au village, pendant les vacances où je rejoignais mon père pour l’aider dans différentes activités.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Après cela et la vie à l’université ? Une fois inscrits dans les départements de notre choix, nous étions amenés à louer chacun son petit local, une « entrer-coucher » et à organiser notre petite popote. Une situation à laquelle je n’étais pas habitué. Un moment, nous avons souhaité revivre la vie de l’internat mais nous avons fini par nous adapter à notre nouvelle vie.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le service militaire patriotique, qu’est-ce-que vous en savez ? Initiée à l’époque, la mission patriotique d’enseignement a permis à tous les appelés d’être au contact des réalités des populations des autres localités du Bénin. De plus, cette expérience a permis un certain brassage en ce sens que certains d’entre nous ont fini par se marier hors de leur localité de naissance ou d’origine. Nous étions souvent très intégrés aux activités des populations. Pour ma part, j’ai été un membre très actif de l’équipe de football de Pobè où j’ai enseigné et participé à plusieurs compétitions.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ensuite vous aviez continué les études à l’extérieur. Est-ce sur financement propre ou comme boursier ? Je suis allé au Centre de formation de la Beceao à Dakar, en 1983 où j’ai suivi 18 mois de cours pratiques et théoriques. J’avais bénéficié d’une bourse d’études de la Banque commerciale du Bénin (Bcb). Ce que j’ai achevé entre 1984 et 1985, avant de m’inscrire à l’Université de Paris Dauphine pour faire un Dea/Banque qui m’a permis de faire une thèse en Banque, Finances et Monnaie. J’ai ensuite fait mon doctorat en 1988.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tout en étant élève puis étudiant, aviez-vous eu le temps de militer ? Si. J’ai commencé depuis la classe de 5ème comme responsable élu. Ce qui m’a ouvert par la suite la voie à la réunion de l’Union générale des élèves et étudiants du Dahomey (Uged), du Rassemblement des jeunes du Mono et de l’Association des jeunes de Djakotomey où, j’ai activement milité. En clair, c’est le détonateur de tout ce que je fais actuellement en politique. A l’université, on a poursuivi avec notre militantisme. Et, à cette époque, l’activité politique était beaucoup plus développée à la base à travers les mouvements des jeunes et les associations de développement. Même dans les champs, on discutait avec les paysans que nous sommes parfois amenés, au besoin à défendre. Notre connaissance de ces milieux et notre parfaite maîtrise du milieu paysan ne datent pas d’aujourd’hui. Par le passé il y avait moins de discours au sommet que maintenant. Le vrai travail se faisait à la base.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Vous seriez un ancien militant du Pcb. Est-ce vrai ? Ce n’était pas exactement çà. Nous avions à l’époque plusieurs mouvements de jeunes à Djakotomey et les activités de militantisme se menaient avec les aînés comme Bruno Amoussou, Pascal Fatondji, Daniel Djossouvi. C’est bien après que certains groupes ont fini par rejoindre le Parti communiste du Bénin (Pcb) en laissant les autres continuer dans les organisations de jeunes qu’il y avait dans notre zone. Leur départ n’a pas annihilé notre engagement ni faire dévier notre orientation. Nous avons tout naturellement maintenu nos sphère et méthodes d’actions.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Est-ce pendant ces moments que vous avez connu le président Bruno Amoussou ? Au plan politique, je répondrai par l’affirmative. Sinon, c’est depuis les années où j’allais au collège en 1966 que j’ai connu le président Amoussou. Il était déjà beaucoup engagé dans les actions politiques et à nos yeux, il paraissait très admiratif. En jeune frère, je passais des weeks-end chez lui. Donc, il n’est pas tout à fait exact de dire que c’est au temps de mon activisme politique que se sont établis mes premiers rapports avec le président Amoussou.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il est alors plus qu’un président pour vous et a rang de père spirituel ? Oui, on peut le dire, dans la mesure où, il fait beaucoup pour moi. En tout, il a été important pour moi. Je dirai que sans lui, je n’aurais pas été ce que je suis aujourd’hui.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pour votre entrée à la Bcb Bruno Amoussou en était-il pour quelque chose ? Ce n’est pas tout à fait ça. Vous savez qu’il ne suffit pas d’être fonctionnaire dans une entreprise. Vous pouvez l’être et rester bloqué à un certain stade. Ainsi, vous devenez ouvrier à vie .Tel n’a pas été mon cas à . la Bcb. J’ai connu une carrière et une évolution normale. Il en a été de même en politique.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Comment vous a-t-on recruté alors ? Par rapport à cette époque, nous avions la chance d’être recasé dans une entreprise ou dans l’administration publique. Pour ma part, j’ai été affecté à la Bcb&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tout comme Bruno Amoussou, vous étiez à la Bcb au moment où l’entreprise est tombée en faillite. Bien au contraire. Jusqu’en 1984 lorsque Bruno Amoussou y était, la Banque était florissante, les problèmes ne se sont posés qu’après son départ. Tout le reste, n’est que montage. Les faits réels sont là. L’histoire aussi.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et vous, vous y étiez toujours ? Oui mais de forme, puisque ceux qui étaient aux commandes ont fini par m’écarter .J’ai été par la suite affecté au service des études de la Bcb. Plus clairement, je dirai que j’ai été mis au garage. Je n’en ai fait aucun problème jusqu’à la fermeture de la banque en 1989. Tous on était contraint à partir. J’avais donc le choix entre l’exil ou rester au bercail .Finalement, j’ai choisi de m’installer à mon propre compte. J’ai créé une entreprise spécialisée dans la formation en informatique entre 1989 et 1990. A l’époque j’étais déjà nanti de diplômes et de relations pour frapper à des portes même hors du territoire national. Cette entreprise continue de fonctionner jusqu’à ce jour. Bien que je m’occupe actuellement d’autres choses. Ainsi j’ai assumé jusqu’au bout, mes responsabilités.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C’était également l’année de la tenue de la conférence nationale. Quelle a été votre contribution ? C’est à travers des associations que les délégués ont pris part à la conférence nationale. Nous en avons constitué à qui nous avons formulé des recommandations qu’elles ont eu à défendre. Telle a été notre contribution. En dehors de ces associations, j’ai également travaillé avec un cercle d’amis politiques dont la contribution a été très déterminante pour le déroulement de la conférence et des décisions qui en sont issues.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Vous n’étiez pas alors à la conférence. De même que le président Amoussou ? Puisque vous parler de lui, sachez tout simplement qu’il était hors du pays&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Comment alors le Psd a été créé ? C’est l’aboutissement d’un très long processus. La seule chose que je sais c’est que ce parti a été créé à Abidjan par des groupes de gens qui ont pensé qu’il fallait créer un parti social démocrate au Bénin. L’idée a pris corps après plusieurs réunions et nous avons mis au point tous les documents nécessaires jusqu’à porter le parti sur les fonts baptismaux en 1990.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Un bilan ? Le Psd est l’un des premiers partis créés avec l’avènement de la démocratie. Il est une des anciennes rares formations politiques qui vit encore. Notre parti a fonctionné avec tout l’enthousiasme, Qu’on lui connait jusqu’au moment où certains camarades ont décidé de quitter nos rangs. Malgré tout, le parti continue à travailler. De façon plus précise, On a cumulé plusieurs résultats positifs aux élections présidentielles, législatives comme municipales et communales&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Bien qu’étant frappé par la limite d’âge pour aller aux élections présidentielles, on a l’impression que le Président Amoussou ne veut pas vous laisser jouer les premiers rôles à la tête du parti Je crois que dans la vie, chaque chose a son temps. Le concours du président Amoussou sera toujours demandé. Au sein du Psd on aura toujours besoin de lui. J’aurais même voulu que l’on continue à travailler ensemble comme nous le faisons actuellement.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A vous entendre, vous semblez ne nourrir aucune ambition ? C’est quoi une ambition ? Dites le moi.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Prendre la direction du parti et avoir plus de marges de manœuvres pour briguer la magistrature suprême Je dirai une chose : on n’a pas besoin d’être président de parti avant d’être candidat aux élections. Si ce n’est que ça, il sera là et le parti pourrait décider de ma candidature.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Etes-vous prêt ? Pourquoi pas. Je suis comme un militaire. Lorsque je suis investi d’une mission, je dois l’exécuter. Sans même que je le déclare, les gens me citent déjà parmi les candidats potentiels. Laissons donc les réflexions se poursuivre. Le temps nous situera par la suite.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Adhérez-vous à une candidature unique ? Bon, c’est une possibilité, c’est une possibilité parmi tant d’autres. Nos chefs sont en train de discuter de cette possibilité, cette éventualité. Vous imaginez que nous serons heureux dans un tel schéma. Mais le monde ne sera pas à l’envers si ce n’est pas le cas. Toutefois, il faut lutter pour que ça soit ainsi.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Vous rêvez d’être désigné candidat unique du G4, si cette option était finalement retenue ? Ah ! Oui, oui mais de toutes les façons, on ne parle pas de primaires. Mais il y a des candidats un peu partout. Le Psd n’est pas orphelin de ce point de vue là. Donc s’il y a des discussions à faire autour d’une candidature unique, le Psd est partie prenante au niveau de ce débat. Je ne sais pas ce qui va repousser le Psd à ce débat là.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Que peut-on attendre du Psd dans les mois à venir ? Nous sommes en train d’envisager un congrès qui va avoir le 8 août 2009. Certainement qu’il n’y a pas de bruit, mais ça travaille. Les commissions et les comités sont en mouvement. Le travail des comités sur la déclaration de politique générale, le comité sur l’organisation, le comité sur la communication. Tous travaillent jour et nuit au sein du parti aujourd’hui.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il y a longtemps que vous êtes allé à ces assises, qu’est-ce qui subitement explique aujourd’hui que vous programmiez cela ? Il faut que ça arrive quand même. C’est vrai qu’on a fait notre dernier congrès en 2000. Nous sommes en 2009, ça a pris du temps. Il faut qu’on corrige ça, donc on va en congrès le 08 août 2009.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Avec le Psd, il y a eu l’Adema, l’Ubf, l’Abn, Wologuêdê et aujourd’hui le G4. Ça ne s’est souvent pas bien passé. On a toujours voulu nous rassembler, créer un creuset assez viable, une classe politique viable pour gérer le pays. C’est dommage que très souvent, ça ne dure pas. Ce n’est pas avec joie que nous avons assisté à la fin de l’Adema, à la fin de l’Ubf. Surtout l’Ubf à laquelle nous avons cru, nous avons fait des sacrifices matériels, financiers, personnels et finalement l’Ubf a échoué. Nous voici au niveau du G4.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Envisagez-vous déjà la même fin que l’Ubf ? Non. Il faut qu’on continue par essayer. Il faut qu’on continue à dire qu’un jour, ça va marcher. Vous savez quand un homme et une femme se connaissaient d’abord puis se marient mais ils se rendent compte que, c’est quand ils sont ensemble qu’ils se connaissent mieux. Donc, il n’y aura pas de bagarre. Ça va prendre un bout de temps avant que ça ne se stabilise au niveau de la famille. Donc c’est normal tout ce qui arrive-là. Si en 2011 aux élections, il y a deux partis qui sont toujours là, mais ils iront ensemble. S’il y a plus, c’est tant mieux.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Vous êtes un homme politique très effacé et réservé mais également un opérateur économique. Comment vous vous en sortez ? Oui, je souffre énormément d’être à l’Assemblée nationale, au secrétariat du Psd et de travailler pour survivre. Je crois que c’est un peu difficile. J’essaie de gérer le temps, disons de prendre une partie en tant qu’opérateur, une partie pour le parti, une partie pour l’Assemblée et puis bon c’est quand même pesant.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Récemment on vous a vu intervenir sur la crise économique financière internationale. Pensez-vous que le Bénin est aussi frappé de plein fouet et a-t-on les possibilités d’en sortir ? Je pense que si on ne s’organise pas bien, si on ne prend pas au sérieux les choses et si on ne réfléchit pas bien sur ce dossier, nous allons souffrir énormément au niveau de notre pays. Parce que, comme je l’ai dit, la crise a un effet direct sur le Bénin parce que nous sommes membres de la zone franc, mais nous souffrons aussi parce que nous sommes de la zone Naira. Tout ce qui frappe le Naira, nous frappe. Et comme nous sommes une économie d’opportunité, c’est-à-dire d’économie qui est qu’on importe pour réexporter vers le Nigeria. Donc nous sommes à la merci des décideurs économiques et politiques. Si aujourd’hui, le Nigeria décide qu’il veut arrêter les importations de tel ou tel produit, on a des difficultés. Déjà il a suffi au Nigeria de libéraliser l’entrée des véhicules de tous âges dans son pays à partir du port de Lagos pour que les nôtres aient des difficultés pour vendre leurs véhicules sur le Niger. Donc je pense que cette crise, est une crise importante pour nous, elle frappe fortement le Nigeria, parce que le Nigeria à son budget, aux ¾ financé par les recettes pétrolières. Or, il y a des problèmes au niveau du secteur pétrolier. Il faudrait que nous nous asseyions pour dire : premièrement, quelles sont les mesures à court terme, les mesures à court terme c’est de faire en sorte que les opérateurs économiques béninois qui envoient près de 80% de leur production au Nigeria s’asseyent pour dire à l’Etat, aide-nous à tenir pendant la crise le temps que le soleil arrive. Deuxièmement, il faut refonder complètement notre économie parce qu’elle n’existe pas en tant qu’entité. C’est quoi notre économie ? Le résumé de notre économie, c’est qu’elle est basée sur la fiscalité du port, notamment sur les recettes douanières. Le coton dans lequel nous sommes, ce coton est sans avenir. Donc il y a de la réflexion, du travail. Il faut créer les fondations de notre économie à long terme. Je dis que même si on ne prend pas les décisions aujourd’hui là, même dans 50 ans, le pays sera exactement comme il est.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Donc, le régime en place ne crée pas de richesse ? C’est à quel niveau il crée la richesse ? Est-ce qu’il crée la richesse ? Allez dans le monde rural, les gens se débrouillent, ils se débrouillent pour vivre alors que nous avons tous les atouts pour avoir une agriculture prospère, pour être un gros pays agricole, pour exporter nos produits comme des moins nantis comme le Burkina aujourd’hui. Vous voyez ce qu’ils font, on importe des choses. C’est bien ce qu’ils font, nous les plus nantis en matière agricole nous sommes là, on regarde, on subit et puis on est tranquille. Je dis que nous devons travailler très fort. Nous devons commencer à travailler si nous voulons que notre pays soit viable à terme dans la sous région.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le gouvernement de Yayi Boni ne fait-il pas mieux que celui de Mathieu Kérékou auquel vous aviez participé ? Qu’est ce qu’il fait de mieux. C’est à cause des bâtiments que vous parlez comme ça ? Est-ce c’est à cause des bâtiments qui sont là ou c’est à cause des micros crédits qui se distribuent ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Parlez-nous alors de votre passage au gouvernement, comment est-ce que ça se passait quand vous étiez au gouvernement ? De toues les façons nous n’avions pas eu de difficultés financières pendant que nous étions au pouvoir. On n’a pas de difficultés au niveau de notre budget, il n’y a pas de problèmes de menace au niveau de paiement des salaires. Chacun a fait le travail qu’il pouvait faire. Je vais aller sur le domaine que je maîtrise en particulier. Moi j’étais en charge de l’énergie, des mines et de l’hydraulique. J’ai amené de projets autant que je pouvais pour que chaque béninois puisse avoir de l’eau. J’ai fait venir des entreprises américaines, des entreprises sud-africaines pour venir fouiller notre sol, dans la mer pour chercher le pétrole, et plus loin pour voir si nous avons de l’or à Djougou et vers Natitingou. On a eu des succès, mais tout n’est pas succès. Aujourd’hui on parle de pétrole etc. C’est des travaux qui ont été entamés qui se poursuivent ainsi. Il n’y a pas eu de nouveau à ce niveau là. Donc personne ne peut dire voilà tel a fait ça, ce n’est pas comme ça les projets. Si un projet sort aujourd’hui et mis en chantier, il a une durée de 4 ou 5 ans. Donc les gens ont du démarrer ça avant que les autres ne viennent. Je me suis battu autant que je peux et je regrette, je regrette aujourd’hui que nous souffrions encore. Quand je vois les coupures d’énergie, je peux vous dire que ça me fait extrêmement mal. Oui très mal parce que c’est intolérable. Ce n’est pas normal, ce n’est pas possible. Le Bénin a eu une crise en 1984, en 1994 en 1998. Nous avons fait des propositions. Nous avons même démarré des choses. Le barrage d’Adjarala, devrait être réalisé. Nous avions organisé des appels d’offre pour ce barrage. Je ne sais plus où sont les dossiers. Et nous sommes toujours là en train de nous chercher. 1998-2009, 11ans, on est dans cette situation, c’est intolérable. C’est à croire que l’énergie n’est pas une base pour le développement de notre pays, c’est intolérable.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Abordons l’histoire des groupes électrogènes achetés en votre temps. Nous avions en connivence, ou en accord avec nos amis du Togo décidé de louer des groupes électrogènes. Je me souviens du ministre Andjo. Nous nous sommes tombés d’accord pour que nos deux pays puissent faire une location de groupes pour la fourniture de l’énergie. Le Togo en a loué moi j’en ai loué pour le Bénin. Et je puis vous dire que la société Agogo que j’ai fait venir en 1998 est toujours au Bénin. Je ne le dis pas par fierté, mais je pense qu’il n’est pas normal que cette société soit toujours au Bénin et que nous soyons toujours en location de groupe. On avait acheté également d’autres groupes qu’on a distribués un partout sur l’ensemble du territoire national qui fonctionnent aujourd’hui à merveille sans aucun problème. C’est vrai que dans la période, les gens en ont fait un problème politique, une très grande question politique. Golou a fait ceci, Golou a fait cela. Moi je les regarde. De toutes les façons, après les accusations qui étaient portées en ce moment sur moi, il y a eu une décision de justice. J’ai amené des gens au tribunal, il y a une décision qui est là qui montre que c’était une question politique qui est montée pour me salir.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C’était un faux procès contre votre personne ? C’est un faux procès qui a été fait. Ce qui s’est passé réellement je vais vous le dire. C’est un ministre du gouvernement qui avait demandé des services chez moi au niveau de mon ministère. Je n’ai pas pu lui rendre ce service. Il est parti de ce qui n’existe pas pour faire des commérages. Vous savez que la Sbee utilise plus de mille articles qu’elle achète tous les jours. Je suis le ministre de tutelle mais ce n’est pas moi qui achète les pièces ou les produits que la Sbee utilise. Donc ils ont acheté des groupes, ils les ont installés et il y a eu un petit problème au niveau de Dassa qui a été réglé rapidement. Mais entre temps, ce ministre écrit au président Kérékou en disant, Golou a acheté des groupes de mauvaise qualité. Et c’est comme ça que le président Kérékou a mis en place une commission d’enquête. C’est devenu une affaire. Voilà l’affaire des groupes. C’était une question purement politique où on voulait rendre des coups à quelqu’un. De toutes les façons, heureusement, c’était un faux procès. Et d’ailleurs j’ai complètement oublié, c’est vous qui m’avez rappelé ce dossier là sur les groupes électrogènes.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Avez-vous le cœur léger en parlant de cette affaire ? Mon cœur est tellement léger, complètement léger, totalement léger, voilà.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le Bénin a connu l’installation de la commission politique de supervision du Rena et de la Lepi. Les choses sont allées très vite. Je trouve que tout est allé très vite. Nous voulons tous de la Lépi. En tout cas notre parti veut de la Lépi. Mais la Lépi, n’est pas pour un régime, ni pour un chef. La Lépi c’est pour le Bénin. Comment faire pour créer les conditions pour que ce qui détruit la démocratie ne vienne pas chez nous ? C’est les contestations, c’est les bagarres, après le post électoral qui font souvent tomber la démocratie. Nous nous sommes des démocrates et nous voulons que la démocratie s’installe véritablement dans notre pays. Donc nous luttons pour que la Lépi soit une réalité et nous avons tout fait autant que nous pouvons pour que l’Assemblée nationale joue son rôle, sa partition. Au niveau de l’Assemblée, on a voté des lois, on a désigné les personnes et la commission politique de supervision est installée. On en est heureux. Et ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est que l’équipe qui se met au travail n’a qu’à se considérer comme une équipe républicaine qui travaille pour ceux qui vont gérer le pays demain, comme ceux qui vont gérer le pays après demain. Donc on ne peut que leur souhaiter beaucoup de courage dans cette fonction parce que naturellement, il va y avoir beaucoup de gens qui vont tenter de manipuler en faveur de x ou de y. Je ne pense que ça soit la bonne formule pour notre pays. Nous voulons une vraie Lepi, pas une Lepi à moitié.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A l’époque, footballeur mais aujourd’hui pratiquant de law tennis, comment êtes-vous arrivé à ce sport ? Oui en fait, il faut que je dise un peu. Je vous ai dit que je suis normalement footballeur et donc la position que j’occupe dans une équipe, c’est l’attaque. Donc c’est à moi on donne les balles pour que je mette les buts. En 1986, un dimanche j’étais allé au terrain pour jouer. On a formé deux équipes. On m’a mis toujours à ma place et je voulais marquer un but. Le gardien est sorti, tombe sur mon pied et fracasse ma jambe avec rupture ligamentaire. J’ai fait 3 mois à l’hôpital, à la sortie comme j’aimais beaucoup le sport, j’ai cherché un sport de remplacement. Ce sport est que, je ne dois pas cogner quelqu’un. Donc le sport que j’ai choisi c’était le tennis où je suis seul dans mon camp et on échange. Et c’est comme ça je suis arrivé au Tennis. Je suis allé voir les responsables de Tennis, on m’a inscrit dans leur école et j’ai commencé à apprendre petit à petit. Mais aujourd’hui, je ne suis pas un grand tennisman. Si j’arrive à renvoyer, c’est déjà bien.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Réalisé par Fidèle Nanga&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Transcription : Djibril Ibrahim, Madeleine Assogba et Idelphonse Akpaki (Stag)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Témoignage de Christophe H. Mégbédji, Maire de Klouékanmè :« Certains se plaignent de sa rigueur »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  Emmanuel Golou, je le connais très bien. Sur le plan social, c’est un homme bien. D’abord, c’est un cadre émérite, un économiste de haut niveau qui a fait ses preuves dans plusieurs structures. Il a été nommé ministre des Mines sous Kérékou, il a fait des efforts énormes. Même si en ce moment les gens ne le reconnaissent pas. Je crois que c’est des efforts qu’on devrait louer. Aujourd’hui, il continue sa lutte pour son ascension personnelle. Nous sommes du même arrondissement et de la même commune et de ce point de vue je suis bien placé pour mieux le connaitre. Sur le plan politique, c’est un cadre émérite aussi. Il est le secrétaire général du parti social démocrate (Psd), un parti qui a aussi fait ses preuves, grâce à son président et à tous ceux qui l’entourent au sein du bureau. Je voudrais dire que grâce aux efforts du ministre Golou, beaucoup de cadres ont été vraiment promus, et ont pu faire facilement leurs études post universitaires. Même des frères du Couffo et du Mono et d’autres départements du nord ont pu faire de même. Je me rappelle sur le plan social que le ministre Golou, payait les frais de mémoire aux étudiants. Aujourd’hui nous lui avons emboîté le pas. Il a soutenu beaucoup d’entre nous et je voudrais dire que c’est un exemple à suivre. C’est vrai que dans un parti, on peut ne pas toujours s’entendre, mais on peut s’entendre sur le minimum. On doit le compter parmi les cadres du (Psd), qui arrivent réellement à penser aux jeunes. Je crois que le ministre Golou est régulièrement marié et il a des enfants. C’est quelqu’un qui s’intéresse à sa famille et aussi à son entourage. En société, on note à son niveau une révolution par rapport à la collaboration. C’est quelqu’un de discret et très accessible. Je crois le féliciter pour çà et souhaiter que nous puissions faire comme lui et dans nos communautés au Bénin, en passant par le canal du parti Psd. Comme défaut, on peut dire qu’il a le courage de faire face à toutes les pressions. On le sollicite partout. C’est ça l’homme politique, et l’homme public. Comme nous sommes sur le terrain, certains se plaignent de sa rigueur, on ne répond pas à temps. Mais je vous ai dit tantôt qu’il s’est amélioré sur ce plan là. C’est ce qu’on pouvait lui reprocher. Mais, je crois que ça s’est amélioré de façon très notable. Nous avons noté au dernier moment ses transformations, ses mutations notables d’être un homme public et de mériter donc son titre d’économiste de haut niveau. C’est des qualités : le fait qu’il s’intéresse à sa famille, à ses groupes sociaux et politiques. Or, vous avez que les qualités peuvent être innées comme elles peuvent être forgées. Il est en train de gagner beaucoup d’autres qualités et c’est sa volonté de changer, de se transformer de devenir un homme public que je retiens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3064837765241218748-8461775127579360982?l=emmanuelgolou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/feeds/8461775127579360982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/07/entretien-avec-le-quotidien-le-matinal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/8461775127579360982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/8461775127579360982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/07/entretien-avec-le-quotidien-le-matinal.html' title='Entretien avec le quotidien Le MATINAL (1er juillet 2009)'/><author><name>Emmanuel GOLOU</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03956394744402402244</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='23' src='http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjLEAgeDunI/AAAAAAAAAAM/5cyVLk04CfM/S220/t1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3064837765241218748.post-1074792242390409753</id><published>2009-06-15T06:20:00.000-07:00</published><updated>2009-06-30T08:59:55.865-07:00</updated><title type='text'>Galerie Photos n°1</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNXMl_d3I/AAAAAAAAACI/1qp_dn3CYMc/s1600-h/kobud%C3%A9+9.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347546668461946738" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; HEIGHT: 222px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNXMl_d3I/AAAAAAAAACI/1qp_dn3CYMc/s320/kobud%C3%A9+9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNW9-4DbI/AAAAAAAAACA/LWk_BZD13q4/s1600-h/kobud%C3%A9+8.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347546664539786674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 242px; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNW9-4DbI/AAAAAAAAACA/LWk_BZD13q4/s320/kobud%C3%A9+8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNWmqYNoI/AAAAAAAAAB4/aTHjmbWjUjM/s1600-h/kobud%C3%A9+7.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347546658279798402" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; HEIGHT: 219px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNWmqYNoI/AAAAAAAAAB4/aTHjmbWjUjM/s320/kobud%C3%A9+7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNWq_-omI/AAAAAAAAABw/syyPB-REsvs/s1600-h/kobud%C3%A9+6.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347546659444138594" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; HEIGHT: 229px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNWq_-omI/AAAAAAAAABw/syyPB-REsvs/s320/kobud%C3%A9+6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMuvHVgXI/AAAAAAAAABo/Zn2cZANwXAY/s1600-h/kobud%C3%A9+5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347545973353972082" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; HEIGHT: 234px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMuvHVgXI/AAAAAAAAABo/Zn2cZANwXAY/s320/kobud%C3%A9+5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMuqk0hdI/AAAAAAAAABg/RberjzEBRFQ/s1600-h/kobud%C3%A9+4+copie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347545972135462354" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; HEIGHT: 226px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMuqk0hdI/AAAAAAAAABg/RberjzEBRFQ/s320/kobud%C3%A9+4+copie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMubB94EI/AAAAAAAAABY/_fSBO0xv0nw/s1600-h/Kobud%C3%A9+3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347545967962742850" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; HEIGHT: 218px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMubB94EI/AAAAAAAAABY/_fSBO0xv0nw/s320/Kobud%C3%A9+3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMuM1ijgI/AAAAAAAAABQ/lZEVEuXRiXg/s1600-h/Kobud%C3%A9+2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347545964152524290" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 225px; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMuM1ijgI/AAAAAAAAABQ/lZEVEuXRiXg/s320/Kobud%C3%A9+2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMt6XQxWI/AAAAAAAAABI/4CcUoBW_XJc/s1600-h/Kobud%C3%A9+1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347545959193691490" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; HEIGHT: 224px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZMt6XQxWI/AAAAAAAAABI/4CcUoBW_XJc/s320/Kobud%C3%A9+1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3064837765241218748-1074792242390409753?l=emmanuelgolou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/feeds/1074792242390409753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/06/gallerie-photos-n1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/1074792242390409753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/1074792242390409753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/06/gallerie-photos-n1.html' title='Galerie Photos n°1'/><author><name>Emmanuel GOLOU</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03956394744402402244</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='23' src='http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjLEAgeDunI/AAAAAAAAAAM/5cyVLk04CfM/S220/t1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjZNXMl_d3I/AAAAAAAAACI/1qp_dn3CYMc/s72-c/kobud%C3%A9+9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3064837765241218748.post-3978307454129761430</id><published>2009-06-12T14:36:00.000-07:00</published><updated>2009-06-12T22:58:18.144-07:00</updated><title type='text'>L'AFRIQUE FACE A LA CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE</title><content type='html'>C’est  un honneur et un plaisir pour moi de vous entretenir sur un sujet important  qu’est celui concernant la crise financière dans le cadre du programme  d’information et de formation des cadres de notre Parti .&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Comme  vous l’avez appris à travers la presse, l’économie américaine a été vivement  secouée et est entrée véritablement en crise au dernier trimestre de 2008.  Cette crise qui se poursuit jusqu’à ce jour a, en raison de la mondialisation  de l’économie, atteint beaucoup d’Etats presque simultanément. Elle apparaît  plus grave que la Grande Dépression  de 1929 avec les entreprises à l’arrêt, un chômage très sévère, des retraités  sans pension de retraite et des pauvres de plus en plus pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face  à cette crise, les pays leaders de la planète, réunis au sein du G20, se sont  mobilisés avec plus de 3 000 milliards de dollars de plans de relance et de  sauvetage. Ils ont également pris des résolutions tendant à abolir les paradis  fiscaux, à lutter contre les hedge funds et à  interdire aux agences de notation d’être rémunérées par le client qui sollicite  leurs services, etc. Beaucoup d’entre eux ont fait le mea culpa en affirmant  leur détermination à ne plus voir ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais  comment en est on arrivé là ? Comment se fait-il que même les économistes  de Wall Street n’ont pas pu voir venir ? Comment expliquer que le monde  n’apprenne toujours rien de ses folies destructives avec les nombreuses crises  connues par le passé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous  tenterons à travers les commentaires qui suivent d’esquisser quelques réponses  à ces questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant  de parler des conséquences et des solutions à la crise, nous évoquerons trois  faits qui sont cités de façon régulière pour expliquer comment cette crise est  arrivée :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;une  abondance de crédit, &lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;une  recherche effrénée de profit par le capital, et &lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;une  déréglementation du système financier.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;  &lt;strong&gt;I. L’ABONDANCE  DE CREDIT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’histoire  de cette crise commence avec celle des &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous ce terme un peu barbare, se cachent des crédits  immobiliers gagés sur la valeur des biens acquis, accordés à des ménages  modestes de la Californie,  de la Floride  et du Texas. Ces prêts dont le montant total atteint 1 200 milliards de  dollars, ont été distribués à partir du début des années 2000 par des Courtiers  en prêts immobiliers peu scrupuleux, échappant au contrôle des autorités de  régulation. Découpés en titres puis insérés dans des produits financiers  complexes qui en ont démultiplié le risque, ces crédits ont été revendus à des  banques et à des investisseurs du monde entier. Lorsque le marché immobilier  américain s’est mis à chuter, ces crédits n’ont plus été remboursés, provoquant  des pertes très importantes pour les acheteurs de produits &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà en juillet 2007, la banque d’affaires Bear Stearns  avait annoncé la faillite de deux de ses fonds d’investissement, créant une  psychose dans le monde de la finance qui prend véritablement conscience du  danger que représentent les subprimes. Plus tard, en mars 2008, la banque sera  rachetée par sa concurrente JP Morgan avec l’aide des autorités américaines, au  prix bradé de 2 dollars par action. Dans la planète finance, c’est  l’effroi : beaucoup de banques ont investi dans ces prêts toxiques et dans  leurs dérivés. Plus le marché immobilier américain plonge, plus leurs pertes se  creusent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A plusieurs reprises, on croit que la crise est endiguée  mais tout s’emballe le 14 septembre 2008 avec la faillite de l’une des plus  anciennes banques d’affaires de Wall Steet : Lehman Brothers. Mais ici,  les autorités américaines n’interviennent pas, dans l’idée de faire un exemple  en cessant de sauver un secteur financier malade et coupable de ses propres  excès. En voyant couler Lehman Brothers, le marché panique et le système bancaire  mondial vacille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la chute de cette banque, le marché se disloque. La  distribution de crédit se paralyse. Sur le marché interbancaire, les taux  s’envolent, signe que les banques refusent de se prêter de l’argent entre  elles, de peur de n’être jamais remboursées. Les établissements financiers  asphyxiés cessent alors de financer le reste de l’économie, ne prêtant plus ou  à des coûts rédhibitoires. Les entreprises les plus fragiles, les PME lourdement  endettées, font faillite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit des plans de relance de plusieurs centaines de  milliards de dollars, la crise économique est en marche. Le 6 novembre 2008, le FMI annonce une récession mondiale.  La pire pour les pays développés depuis l’après-guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant cette débâcle générale, une question se pose :  pourquoi n’a-t-on rien vu venir ? Après un essor économique mondial  ininterrompu depuis cinq ans, le pire qui puisse arriver serait seulement selon  les économistes pessimistes, un &lt;em&gt;atterrissage  en douceur&lt;/em&gt; c’est-à-dire un léger ralentissement de l’activité économique  mondiale. Mais rares furent ceux qui s’inquiétèrent, au-delà du marché des  subprimes, du recours massif et excessif au crédit et de sa menace sur  l’économie. Car cette crise est, d’une manière plus générale, la conséquence  des excès observés sur le marché du crédit aux Etats Unis, alimenté par la  politique monétaire très souple, c’est-à-dire des taux d’intérêt très bas,  rendant le crédit peu cher, menée par Alan Greenspan, qui dirigea la Fédérale Américaine  de 1987 à 2005. Par exemple, après les  attentats du 11 septembre 2001, les taux d’intérêt ont été abaissés à&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 %. Cette réduction du coût de l’argent a permis de stimuler la consommation  des ménages américains, leurs achats de logement et les investissements des  entreprises. Mais elle a aussi permis aux financiers de multiplier les  mécanismes d’emprunts &lt;strong&gt;de plus en plus  sophistiqués et de plus en plus audacieux&lt;/strong&gt;. &lt;em&gt;Les crédits ont agi comme des stéroïdes pour doper la croissance  américaine. Mais il y a eu overdose. L’Amérique est aujourd’hui en cure de  désintoxication,&lt;/em&gt; explique Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie en 2001.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas oublier que dans la période, les marchés  ont aussi été alimentés par un afflux exceptionnel de liquidités, de pétrodollars  venus des pays du Golfe et de la manne engrangée par les excédents commerciaux  de Chine et d’Asie. L’argent abondant et bon marché a ainsi contribué à réduire  le &lt;em&gt;coût du risque&lt;/em&gt;. Pour doper les  rendements, les financiers ont alors multiplié les innovations financières dont  les &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt;, type de crédits  immobiliers accordés à des emprunteurs à solvabilité douteuse, voir inconnus du système bancaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; LE CAPITAL A LA RECHERCHE D’UN PROFIT  MAXIMUM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au  début des années 1990, sur fond de morosité économique et après avoir subi des  déboires dans leurs activités classiques, les banques lorgnèrent vers des  activités de marché (produits dérivés, changes, gestion d’actifs, etc.) qui  présentent l’avantage de générer des commissions et des revenus juteux. Au sein  de ces activités, la confection et la vente des dérivés occupent une place très  importante. A titre d’exemple, indique Ibrahim Warde (1), près des deux tiers  des résultats nets de la Société Générale,  proviennent de ces activités de marché où la part des produits dérivés est de  près d’un tiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La    Bankers Trust New-yorkaise, longtemps en difficulté,  s’est refait une santé en abandonnant l’intermédiation classique pour se  définir comme &lt;em&gt;gestionnaire&lt;/em&gt; &lt;em&gt;de risque&lt;/em&gt;. Beaucoup de banques dans le  monde sont entrées dans ce créneau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme cela a été évoqué plus haut, sur fond de baisse des  taux d’intérêt, l’achat de produits dérivés offre des plus-values attrayantes.  Si en 1960, les profits du secteur financier représentaient 14 % des profits de  l’ensemble des entreprises américaines, ils en représentent, en 2008, 39 %. Les  salaires quant à eux, ont baissé en valeur relative : le salaire moyen  d’un citoyen américain est aujourd’hui inférieur à celui de 1979.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’ils soient côtés en Bourse ou échangés gré à gré, ces  produits dérivés poursuivent une ascension inexorable. Ainsi, entre 1992 et  2007, la taille du marché a été multipliée par près de 150, passant de 4 000  milliards à 596 000 milliards de dollars. Il n’y a aucune limite à ce  qu’un financier imaginatif peut créer. Comme l’explique Michael Lewis  (2) : &lt;em&gt;Le risque peut être mis en  conserve comme les tomates. Différents investisseurs sont prêts à assumer  différents niveaux de risque. La banque peut donc acheter le risque à bon  marché et le revendre plus cher, sans en assumer elle-même aucun.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait tous les arguments pour vanter les mérites des  produits dérivés (1 200 répertoriés en 1994). C’était l’euphorie et comme l’a  expliqué M. Brian Walsh, l’un des dirigeants de la Bankers Trust qui a beaucoup  profité de ces produits dérivés : &lt;em&gt;Nous  sommes les missionnaires des produits dérivés &lt;/em&gt;(3).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais devant cette euphorie, on note que la nature des  rapports entre l’économie virtuelle (dérivés) l’économie financière (titres) et  l’économie réelle (production de biens et services) s’est trouvée complètement  transformée car, en 1994, le marché des produits dérivés est trois fois  supérieur aux montants échangés sur le marché et représente plus du double du  produit intérieur américain. Ainsi donc, l’économie financière et plus grave  l’économie réelle se retrouvent à la merci des dysfonctionnements de l’économie  virtuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cette démesure, les Gouvernements et les banques  centrales ont commencé à s’inquiéter, conscients du risque &lt;em&gt;systémique que des produits mal compris et trop rapidement multipliés  font courir à l’ensemble du système financier et à l’économie de façon  générale. Un éclatement de bulle spéculative menace. Mais les grands  établissements financiers craignant qu’on ne tue la poule aux œufs d’or,  s’opposent vigoureusement à tout contrôle. M. Marc Vienot, (4) alors Président  de la Société Générale  déclarait : Le procès que l’on fait aux produits dérivés me paraît  excessif, et les risques qu’on leur prête aussi (…). Personnellement, je ne  crois pas qu’on ait besoin d’une réglementation internationale particulière. Le &lt;/em&gt;Président de la Réserve  fédérale américaine M. Alan Greenspan déconseillait au Congrès de légiférer sur  le sujet. Toute réglementation supplémentaire sera inutile, voire néfaste,  dit-il, car &lt;em&gt;le&lt;/em&gt; &lt;em&gt;risque systémique est négligeable. &lt;/em&gt;Selon lui, l’autoréglementation  des opérateurs, s’ajoutant aux sanctions du marché, devrait suffire amplement à  assurer la stabilité du système (5).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces déclarations sont du passé et clairement contredites  par les faits aujourd’hui&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Comme le  prévoyaient quelques rares économistes, la bulle immobilière éclata car  l’augmentation des taux d’emprunt et la chute des prix de l’immobilier ont  rendu des centaines de milliers de familles incapables de rembourser. Ainsi,  tous les produits dérivés adossés aux &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt; ont perdu leur valeur dans les bilans. De montants souvent très colossaux, ils  ont fait couler beaucoup de banques et de fonds spéculatifs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. LA DEREGLEMENTATION A  TOUT PRIX&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour  beaucoup d’économistes, la déréglementation dans le système financier est l’une  des causes majeures de la crise financière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face aux dogmes du laisser-faire et  du laisser-passer, les acteurs opérant à la bourse comme sur d’autres marchés  financiers se sont tout permis avec l’appui de leurs gouvernants. Le nom du  président américain Ronald Reagan restera associé au triomphe du  néolibéralisme. Il fit de son pays, le champ d’expérimentation de la  déréglementation tous azimuts, depuis la bourse jusqu’au marché de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinquante ans après le New Deal, l’arrivée de Reagan en  1981 a marqué le début d’une profonde mutation du capitalisme américain. Il a  incarné mieux qu’aucun autre président, la liberté économique et la lutte  contre le &lt;em&gt;big government&lt;/em&gt;. Lorsqu’il  est entré en fonction, son objectif majeur était de réduire les impôts, la  régulation, les dépenses publiques et l’inflation. C’est sous la présidence de  Reagan que fut abolie dans les faits, la loi américaine &lt;em&gt;Glass  Steagall&lt;/em&gt; de 1933 héritée du New Deal et qui interdisait aux banques  d’investir en Bourse. Dès que l’ouverture fut faite et sans tarder, les banques  investirent dans de nouveaux placements au nom de la diversification et pour  s’enrichir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette déréglementation s’est rapidement répandue sur les  autres places boursières internationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Ibrahim Warde, dans son article paru dans le Monde diplomatique de janvier 1991, les assises du système bancaire ont  été détruites par la déréglementation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.   LE SEÏSME FINANCIER AUX  CONSEQUENCES JAMAIS VUES DEPUIS LA   CRISE DE 1929&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’abord,  cette crise financière s’est vite propagée dans le monde à cause de la mondialisation  financière mais surtout à cause du fait que les Etats-Unis absorbent presque la  moitié des capitaux mondiaux. Tout choc dans un pays, à fortiori aux  Etats-Unis, se fait immanquablement ressentir sur la planète. Des investisseurs  du monde entier possédaient des dettes américaines titrisées. Par exemple, la Banque Centrale de Chine  détenait 380 milliards de dollars de créances sur Fannie Mae et Freddie Mac,  les deux institutions de refinancement hypothécaire mises sous tutelle du  Trésor américain, le 7 septembre 2008.  Ces  deux institutions détenaient à elles seules, 45 % de l’encours total du crédit  immobilier aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est le secteur bancaire même qui a le plus  souffert de la crise. Certaines banques ont été nationalisées comme la Morthern Rock, au Royaume  Uni ; d’autres ont bénéficié de sauvetage en catastrophe comme la banque  Belgo-Neerlandaise Fortis et la Britannique Bradford et Bringley. D’autres sont  englouties par leurs concurrents dans l’urgence. (Wachovia par Wells Fargo et  Washington Mutual par JP Morgan Chase, aux Etats Unis, Dresdner Bank par  CommerzBank, en Allemagne, etc. …). A eux seuls, les Etats-Unis comptent 25  faillites bancaires en 2008, dont la plus grande de l’histoire américaine,  Washington Mutual, (188 milliards de dollars de dépôt).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les institutions financières ont vu s’effondrer  leur valeur boursière ; des dizaines de milliards de dollars, d’euros ou  de yens sont parties en fumée. Les géants d’hier sont tombés de leur piédestal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le crédit est aux entreprises, ce qu’est l’eau pour  l’homme. Or, par ces temps de crise, il est devenu rare et plus cher. La crise  financière qui secoue les banques ne peut donc qu’avoir des répercussions sur  l’économie dite réelle : celle des firmes non financières. A titre  d’illustration, les cas de la filière automobile et celle de l’immobilier  seront évoqués. Ces deux filières ont en commun au moins deux choses : elles  sont du domaine des biens durables pour les ménages et sont souvent acquis à  l’aide de crédits bancaires. Par exemple, s’agissant de l’industrie automobile,  aux Etats-Unis, trois voitures sur quatre sont achetées à crédit, si bien  qu’avec le resserrement du crédit (crédit crunch), la demande ne peut que  chuter. C’est ce qui justifie d’ailleurs qu’à la fin de l’année 2008, les  ventes des constructeurs américains aient chuté de plus de 30 %. Général  Motors, Ford et Chrysler, faute de liquidité et ne pouvant même plus recourir  aux crédits bancaires, n’ont dû leur salut qu’à l’aide que l’Etat leur a apportée  afin d’éviter la faillite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit dans le domaine du secteur bancaire, ou ceux  de l’automobile et de la construction, ce sont toutes leurs filières  respectives qui sont en difficulté, il s’agit des entreprises qui travaillent  avec elles en amont et en aval. La chute de la production de voitures et le  coût de frein de la construction immobilière  font tourner les hauts fourneaux au ralenti ; moins de demande de fer, de  charbon et de ferrailles, etc. De même, les difficultés de ces secteurs sont  accompagnées de l’annonce de plans sociaux massifs. Au niveau du secteur  bancaire, les licenciements se sont accélérés à compter du mois de septembre  2008, aboutissant à un nombre impressionnant d’emplois détruits durant l’année  : 300 000 pour l’ensemble de la finance mondiale, dont 220 500 aux  Etats-Unis et 70 000 en Europe ; Au début du mois de mai 2009, 5  millions d’emplois sont détruits aux Etats-Unis, tout secteur confondu, depuis  décembre 2007. &lt;em&gt;Nous devrions constater  des centaines de milliers de pertes d’emplois durant encore un certain temps&lt;/em&gt; a reconnu Robert Gibbs, porte parole de la Maison Blanche. (7)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les mesures prises dans chacun des pays riches et  à travers les rencontres du G20, la récession se poursuit aux Etats-Unis et se  généralise dans la zone Euro. La récession se définit par deux trimestres  consécutifs de croissance négative du PIB. Aux Etats-Unis, le PIB s’est  rétracté de 6,1 % de Janvier à mars 2009 contre 6,3 % au dernier trimestre de  2008. Le  Gouvernement allemand qui  pariait sur un recul du PIB de -2,25 % en 2009, a revu ses prévisions à -6 %.  L’Italie devrait abaisser dans les prochains jours, sa prévision de croissance  pour 2009 qui passerait d’un repli de -2 % à près de -4 %.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les effets de la crise financière internationale sont  ressentis un peu partout dans les pays riches et même dans les pays émergents (Brésil,  Inde et Chine) que l’on croyait assez indépendants des Etats-Unis pour pouvoir  résister à un ralentissement de la première économie mondiale. Il sera évoqué  un peu plus loin, les effets de la crise sur les pays pauvres et en particulier,  sur l’Afrique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. LE  RECOURS A L’ETAT POUR FAIRE FACE A LA   CRISE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dès le  début de la crise, les Gouvernements des pays riches à travers le G20, se sont  impliqués très rapidement dans la recherche des solutions qui permettent de  rétablir la confiance dans les marchés contrairement à l’attentisme observée en  1929. Durant la crise de 1929, en effet, le Gouvernement américain n’était pas  venu au secours des banques, laissant le marché s’autoréguler. On sait ce qui advint ;  plus de 700 banques américaines vont payer de leur existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cette crise-ci, des centaines de milliards de  dollars ont été mobilisés pour aider les entreprises (Général Motors, Chrysler)  et pour prendre des participations dans les banques ; tout le système  bancaire britannique ou presque est désormais nationalisé. L’Etat se retrouve  au centre de la cité dans les temples néolibéraux de New-York et de Londres. Ce  qui fait dire au Président de l’Eurogroupe, le luxembourgeois, Jean-Claude Juncker  que&lt;em&gt; Wall Street est devenue la place  Rouge … Même les Russes n’oseraient pas étatiser à ce point.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Keynes est de retour ; cet économiste qui a toujours  prôné l’intervention de l’Etat pour la relance de l’économie à travers la relance  de la demande publique doit se réjouir dans sa tombe. Ses livres sont à nouveau  demandés dans les librairies. L’éditeur Payot a vendu 391 exemplaires sur le  seul mois de septembre 2008 contre 547 sur l’ensemble de l’année 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres mesures ont été prises par le G20, toujours pour  calmer les marchés et relancer l’économie. Les taux d’intérêt ont été baissés,  des structures publiques ont été créées pour le rachat des actifs toxiques, des  garanties étatiques sont promises pour les prêts interbancaires, des consignes  ont été données pour modérer les versements de dividendes, moraliser les  stock-options, plafonner les rémunérations, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, au G20 de Londres, l’accent a été mis sur  la remise en ordre structurelle dans la sphère financière. On promet de  s’attaquer aux paradis fiscaux (au secret bancaire, aux plates-formes  défiscalisées servant à abriter la formation des profits et des hauts revenus).  On ambitionne de mieux contrôler les hedge funds (ces fonds dévastateurs qui se  déplacent sans contrôle). On veut repenser les ratios prudentiels des  établissements financiers. On veut remodeler les rémunérations des acteurs des  marchés (pour qu’ils prennent les bons risques) et on se prépare à mieux  encadrer le travail des agences de notation (pour éviter les conflits  d’intérêt).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques mois, personne n’aurait pu penser que des  mesures du genre pourraient être prises à Washington ou à Londres, dans ces  cités du capitalisme triomphant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais peut-on dire que ces mesures du G20 rentrent dans le  cadre de la mise en cause fondamental du système capitaliste ambiant ou représentent  plutôt des mesures d’entretien – disons, travaux d’entretien du système ?  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, la gestion institutionnelle de cette crise  reste tout de même d’inspiration très libérale. L’approche reste celle de la &lt;em&gt;gestion des risques&lt;/em&gt; que l’on ne  s’interdit pas de créer. La batterie des mesures envisagées se trouve bien dans  ce registre où il n’est question que d’augmentation de la transparence, de  contrôle des systèmes d’incitation, de régulation prudentielle, de supervision,  de renforcement de la gouvernance et du management du risque, c’est-à-dire  toute une ingénierie d’ordre technico-politique visant à tenter de rattraper  les dérives induites par une doctrine restée intacte : celle qui crée les  risques au nom de la liberté d’entreprendre et tente ensuite, de domestiquer la  bête, une fois qu’elle se trouve dépassée par son créateur. De ce point de vue,  le corset des institutions, règles, normes, chartes qui va s’abattre sur la  finance n’est pas le produit d’un retour aux &lt;em&gt;tentations socialistes&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est ainsi en particulier, s’agissant des &lt;em&gt;nationalisations&lt;/em&gt; qui ont eu lieu où &lt;strong&gt;le rôle de l’Etat n’est pas autre chose que  celui d’un pompier de service qui éteint l’incendie et quitte la place sans  délai&lt;/strong&gt;. Cela a été bien confirmé à la Conférence de presse du Président OBAMA, le  mercredi 29 avril 2009 (8) car dit-il : &lt;em&gt;Qu’il s’agisse de banques ou de constructeurs automobiles, l’Etat doit  chercher à en sortir dès que la situation s’est améliorée. …. L’objectif est  que ces entreprises émergent de cette crise en meilleure position avant d’être  restituée au secteur privé&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela a été évoqué plus haut, les mesures prises par les  pays riches sont à considérer comme des &lt;em&gt;"travaux  d’entretien"&lt;/em&gt; d’une idéologie néolibérale, mais seront-elles efficaces  et suffisantes pour juguler la crise ? Quelle va être la durée de cette  crise ? Ce serait risqué d’aller sur ces pistes. Certains pensent que par  rapport à la crise de 1929, il y a plus d’expertise qualifiée aujourd’hui pour  y faire face. Beaucoup avancent l’idée que n’ayant pas pu voir venir, les  experts ne sont pas en mesure de prévoir l’issue de la crise.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6. LE  CAPITALISME EN PANNE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La  crise financière actuelle n’est pas la première dans l’histoire ; elle est  seulement plus brutrale, plus ample et plus profonde que toutes celles qui  l’ont précédées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se  souvient de la panique bancaire de 1907, du krach de 1929, de la crise  pétrolière de 1973, et du lundi noir de 1987 où le dow Jones a perdu 22,6 %.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que le capitalisme a pris le pouvoir, dit Jacques  Attali, &lt;em&gt;la crise semble même son état  naturel &lt;/em&gt;(9). Interrogé sur ce que serait l’analyse de Marx de cette crise,  Jacques Attali répond : &lt;em&gt;Marx aurait  analysé cette crise comme un soubresaut. Il y en aura beaucoup d’autres si  celui-ci n’est pas pris au sérieux – et il ne sera pas pris au sérieux&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Tout repartira comme avant …&lt;/em&gt; Et Alain Minc,  Conseiller de plusieurs entreprises françaises d’ajouter, &lt;em&gt;dès 2010, la Bourse  va de nouveau s’envoler. On va voir un lâche soulagement. On fera mine d’avoir tout  oublié de ce qui s’est passé. Et l’apparition d’oligopoles privés dans la  banque va faire naître à nouveau, un fort désir de dérégulation.&lt;/em&gt; Puis  suivront des bulles et d’autres crises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans  un entretien avec Emmanuel Wallerstein, chercheur au département de sociologie  de l’Université Yale sur les crises (11) celui-ci évoque l’idée que le &lt;em&gt;capitalisme ne parvient plus à faire système,  au sens où l’entend le physicien et le chimiste Prigogine&lt;/em&gt;, ILYA (1917-2003) : quand un système biologique, chimique ou social,  dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à  retrouver l’équilibre et l’on assiste alors à une bifurcation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, la situation devient chaotique,  incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu’alors, et l’on voit  émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système,  mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu’est-ce qui va remplacer le système capitaliste ?  La conviction que j’ai est que : &lt;strong&gt;l’étatisme,  version extrême du socialisme a fait faillite ; le libéralisme, version  extrême du capitalisme, est en train de connaître le même sort. Les économies  du nouveau siècle devront être mixtes&lt;/strong&gt;. Mais ce n’est pas un système nouveau  ou inconnu qui va s’imposer à la lumière des faits d’aujourd’hui : c’est  bien la Social Démocratie.  Oui pour le marché avec des règles protectrices du citoyen, mais présence forte  de l’Etat dans la gestion des services publics "santé, éducation,  transport, eau et électricité, etc." et  dans la distribution du revenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant en particulier des marchés financiers, on ne  peut les laisser livrés à eux-mêmes qu’à nos risques et périls. Les pouvoirs  publics doivent prévenir leurs mouvements extrêmes dans les deux sens avec des  règles plus améliorées et plus efficaces. La présence de l’Etat dans le capital  des banques permettra d’orienter, au mieux, le crédit vers le financement  d’activités génératrices d’emploi et porteuses de croissance au détriment  d’activités spéculatives. L’application de taux d’intérêt diversifiés aiderait  à une meilleure orientation du crédit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agira pas d’Etat &lt;em&gt;sapeur-pompier&lt;/em&gt; ou d’Etat qui engage les fonds des contribuables  pour une &lt;em&gt;socialisation des pertes des  entreprises et une privatisation des profits.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7. LES  EFFETS DE LA CRISE SE  FONT SENTIR SUR LE CONTINENT AFRICAIN&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dès le  début de la crise, beaucoup d’experts avaient estimé que du fait de sa faible  insertion dans le commerce mondial (3 %), l’Afrique serait épargnée par ses  effets. Même tardifs, les effets sont apparus et tous les pays sont touchés.  Très limités dans le secteur financier, ils sont profondément ressentis dans  l’économie réelle (mines, pétrole, produits agricoles, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très peu tournées vers l’international, et disposant de  peu d’actifs à l’étranger, les banques africaines ne sont pas concernées par la  crise des &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt;, ces produits  toxiques qui ont fait couler beaucoup de banques. On notera cependant que, les  pays dotés d’une place boursière relativement développée comme le Nigéria,  l’Egypte, l’Ile Maurice, le Kenya et l’Afrique du Sud, ont enregistré des  pertes substantielles de leur capitalisation. Le géant sud africain Old Mutual  a perdu 135 millions de dollars du fait de sa connection avec Freddie Mac et  Fannie Mac, les deux grandes institutions financières américaines qui ont fait  les plus grosses pertes durant cette crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est au niveau des matières premières que l’Afrique  ressent le plus la crise. Du fait de la baisse de la demande et donc de celle  des prix, les revenus attendus des exportations ne pourront que diminuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les estimations faites par les institutions financières  internationales et le Comité des 10 ministres des finances mis en place par la Banque Africaine de  Développement sont alarmantes. On s’attend à une baisse des exportations de  l’ordre de 40 % représentant une perte de 251 milliards de dollars en 2009 et  277 milliards en 2010. Au total, les exportations africaines qui devaient  avoisiner 634 milliards pour 2009 plongeraient à 383 milliards avec la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les matières premières, l’Afrique sera frappée par  un net ralentissement des investissements directs étrangers. Grâce à la relance  des années 2000, le flux des capitaux privés à destination de l’Afrique a  doublé, passant à 60 milliards de dollars en 2008. Mais la contraction des  investissements et la faible liquidité des marchés menacent de le ramener à 30  milliards en 2009. Dans les pays pauvres, en effet, c’est l’extraction des  ressources naturelles qui attire généralement la plus grande part des investissements  directs : 75 % au Nigéria, 68 % au Botswana … Dès lors que la baisse des  cours obère le rendement de tels investissements, ceux-ci se ralentissent inévitablement.  De grands projets sont concernés, souligne le rapport du "Comité des  10". Certains sont reportés sine die à des temps meilleurs. On cite des  raffineries en Algérie et au Soudan, des centrales électriques au Botswana et  en Ethiopie, des aéroports et des ports, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des projets régionaux qui pourraient aussi  souffrir du ralentissement des investissements privés comme les projets  d’infrastructures du NEPAD, de l’interconnexion électrique de la CEDEAO (WAPCO) et de Compagnie  ECO AIR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième flux de revenu menacé est celui des  transferts de fonds des travailleurs émigrés car la crise économique a frappé  d’abord et principalement les secteurs qui emploient le plus d’immigrés, la  construction et l’industrie. Les premiers emplois supprimés sont ceux des  travailleurs les moins qualifiés et les plus précaires, là encore, le plus  souvent immigrés. Selon une étude publiée par la Banque mondiale en mars  2009, "&lt;em&gt;les familles africaines qui  survivent grâce à l’argent envoyé par les migrants vont perdre 1 milliard de  dollars en 2009 sur un total de 20 milliards reçus en 2008 &lt;/em&gt;(12).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quatrième flux financier affecté est celui de l’aide  publique au développement (APD). L’ONU a recommandé d’affecter 0,7 % du produit  intérieur des pays riches à l’APD, afin d’atteindre en 2015, les objectifs du millénaire  pour le développement (réduction de moitié de la pauvreté et de la faim, accès  à l’eau potable, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais  on en est loin. Lors du sommet de Gleneagles en 2005, les pays du G7 s’étaient  engagés à doubler leur aide à l’Afrique d’ici à 2010, en la portant à 50 milliards  de dollars. Selon l’Organisation de Coopération et de Développement Economique,  (OCDE), l’aide bilatérale des pays riches au continent s’est limitée à 26  milliards. A leur dernière rencontre à Londres, les pays membres du G20 ont annoncé  une enveloppe globale de 1 100 milliards de dollars destinés principalement aux  pays pauvres. Bien que l’ONU ait appelé les pays riches à ne pas sacrifier les  objectifs du millénaire sur l’autel de la crise, il reste à savoir si cette  annonce du G20 sera suivie d’effets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, cette crise va déboucher sur une dégradation des  équilibres macroéconomiques d’un grand nombre de pays. Plus les exportations  vont fléchir, moins les Etats vont encaisser des devises et de droit de douane.  Les entreprises seront plus en difficulté et paieront aux Gouvernements, moins  de Taxe sur la valeur ajoutée et d’impôts sur les bénéfices. Le déficit des  comptes courants (balance de paiements extérieurs) atteindrait 4,3 % du PIB en  2009 contre un excédent de 2,7 % en 2008, tandis que les déficits budgétaires  exploseraient à&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5,4 % du PIB, contre un surplus de 2,8 % (13).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réaction des pays africains face à la crise reste très  molle. Avec quelques moyens, ils prennent certaines mesures : aides aux  entreprises exportatrices, baisse de taux d’intérêt, réduction des dépenses  budgétaires. Des Comités de suivi de la crise sont créés pour colmater les  brèches, leur rôle étant de suivre au plus près l’évolution des marchés  intérieurs afin d’éviter l’aggravation de la pauvreté, synonymes d’émeute et de  répression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines mesures de politiques économiques sont  suggérées pour financer les déficits provoqués par la crise : la  dévaluation, la planche à billets, l’augmentation des impôts ou le recours aux  concours extérieurs. La première solution, celle de l’ajustement des taux de  change, est un couteau à double tranchant. Elle encourage les investissements  étrangers mais alourdit les factures à l’importation. La deuxième solution  appartient à un passé révolu car elle fait plus de mal que de bien (inflation).  Quant à la troisième solution, elle pénalise les entreprises et les  consommateurs en augmentant la pression fiscale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste donc les apports de capitaux extérieurs. La BAD estime les besoins du  continent à un minimum de 106 milliards de dollars sur deux ans (2009-2010),  juste pour rétablir le rythme précédent de croissance. Mais pour véritablement  relancer les économies et atteindre les&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7 % de croissance nécessaire à la réalisation des infrastructures de base  et à la réduction de moitié de la pauvreté d’ici à 2015, il faudrait 247  milliards sur deux ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quels capitaux extérieurs s’agit-il ? De l’aide  publique au développement dont le passé a montré les incertitudes qui  l’entourent ? Ou des investissements directs étrangers en direction de  l’Afrique au ralenti en raison de la baisse des cours des matières  premières ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique est dans une impasse. Mais comme l’a dit le  président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, &lt;em&gt;Cette crise nous réveille. C’est une stimulation … Plus elle est grave,  mieux, il nous faut investir pour en sortir. (&lt;/em&gt;14)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que jamais, c’est le moment de créer les meilleures  conditions pour la mobilisation des ressources internes en créant des marchés  financiers locaux et en développant les partenariats public-privé. Au niveau  UEMOA par exemple, il faut créer un cadre de concertation pour la promotion  d’un marché financier régional avec des produits adaptés et une fiscalité  incitative. Un réexamen des lois de finances dans l’optique d’une réduction des  dépenses s’impose. Il faut encourager, et cela n’est pas nouveau comme  recommandation, la valorisation des produits à l’exportation ainsi que leur  diversification, le renforcement de l’intégration régionale et le développement  des infrastructures.  A défaut des caisses de stabilisation qui ont été créées dans les années 1960  pour amortir les fluctuations des cours du café, cacao, coton et qui ont été  supprimées à la demande du Fonds Monétaire International, les pays africains  sont exhortés à constituer des fonds "pour les générations futures", comme  en Norvège, au Qatar ou en Russie, où les recettes engrangées pendant les  années de vaches grasses permettent de ne pas trop souffrir des années de  vaches maigres. Il y a peut-être une opportunité à saisir : les marchés de  capitaux ayant démontré leur absence de sécurité, les investisseurs peuvent se  retourner vers l’économie réelle et vers le Continent. Pour cela, il faut créer  un climat des affaires attrayant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais  la crise pose aux africains des questions profondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique  peut-elle croître avec un modèle de croissance fondé sur la financiarisation et la  globalisation que nous impose l’économie capitaliste ? Comment construire les  économies africaines plus résistantes aux chocs ? Comment préparer  l’Afrique à mieux participer aux débats et aux négociations mondiales ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans chercher à répondre à ces questions, certaines  pistes sont à explorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique doit soutenir l’idée de la création d’un Conseil  pour le Développement Durable et en être membre. Ce conseil s’occupera des  questions économiques et sociales internationales. En fait, le conseil pour le  développement durable devrait être un forum de délibération avec pour objectif,  la contribution à la justice sociale, la stabilité et la prospérité sur la  base de la Charte  de l’ONU. Ce sera un organe de coordination en ce qui concerne les compromis  entre les échanges, l’emploi et l’environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique doit soutenir aussi l’idée d’une réforme du  Fonds Monétaire International, de la Banque   Mondiale et de l’Organisation Mondiale du Commerce. Le point  important ici, n’est pas l’idée de réformer seulement les aspects  organisationnels de ces institutions, mais de faire en sorte qu’elles changent  leur modèle économique et social qui du reste, sont d’inspiration néo-libérale  et conservatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique doit enfin, lutter pour le renforcement du rôle  des Nations-Unies. Le système des Nations-Unies reste aujourd’hui, le meilleur  creuset pour les Etats africains pour participer au débat sur les questions  mondiales, convaincu que l’approche multilatérale de ces questions demeure une  bonne voie pour l’avenir du monde, face à l’approche unilatérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce point de vue, une réforme de la composition et des  mécanismes du Conseil de Sécurité s’impose. Les membres permanents devraient  être représentatifs de l’ensemble du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Président brésilien Lula cité plus haut, réclame en  notre nom à tous, un nouvel ordre économique et social et dit ceci "&lt;em&gt;Nous voulons avoir beaucoup plus d’influence  dans les affaires politiques du monde. Nous voulons en particulier que les  institutions financières multilatérales telles que la Banque Mondiale et  le FMI cessent d’être entre les mains des seuls Américains ou Européens. Nous  voulons que les hommes et les femmes des autres continents aient une participation  plus grande au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, que le Brésil y ait un  siège permanent, que les Africains en aient un ou deux"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8. LA CRISE N’EPARGNE PAS LE  BENIN&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout  ce qui a été dit de l’Afrique concerne bien entendu, le Bénin du point de vue  des points d’impact de la crise comme des portes de sortie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les banques béninoises ne sont pas particulièrement  touchées par les &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt; ; on  s’attend à une baisse des cours du coton en raison de la contraction de la  demande chinoise (de l’ordre de 6 % par la banque mondiale). On peut s’attendre  aussi à une baisse de l’aide publique au développement et des investissements  directs étrangers. En mars 2009, les banques font état d’une baisse des  transferts de fonds des émigrés de l’ordre de 30 %. Beaucoup d’entreprises béninoises  entretiennent des dépôts importants à cause de la mévente consécutive à la  faiblesse du naira notée ces derniers temps. Selon le rapport trimestriel sur  l’évolution macroéconomique et l’état d’avancement des réformes au Bénin d’avril  2009, publié par le Ministère des Finances &lt;em&gt;Le  recul attendu de la croissance de l’activité économique devrait se traduire par  une baisse des recettes de l’Etat … Les recettes totales sont établies à 92,2  milliards de F CFA à fin février 2009 contre 103,0 milliards de F CFA en  février 2008. Ce recul provient principalement des recettes douanières qui sont  passées de 46,7 milliards à 43,3 milliards sur la période, soit une baisse de  7,2 %. Cette contre-performance de la douane résulte d’une baisse de 27 % des  importations en régime de mise à la consommation et d’une baisse de 51 % des  transactions par le régime du transit en direction du Nigeria&lt;/em&gt; (15).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même rapport poursuit &lt;em&gt;que les perspectives économiques pour l’année 2009 suggèrent une  diffusion de la crise financière internationale à l’économie béninoise avec un  taux de croissance projeté à 4,4 % selon les dernières estimations contre une  prévision initiale de 6,1&lt;/em&gt; %.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, le Bénin subit une crise directe du fait de  son appartenance à la zone CFA et une crise indirecte du fait de sa proximité  du Nigeria et du rôle que joue le naïra dans son économie. Les opérateurs  économiques béninois estiment que près de 70 % de leur clientèle est nigériane  de telle sorte que leur chiffre d’affaires est dicté non seulement par le cours  du naïra, mais par des mesures de politique économique prises par le  gouvernement nigérian. La diffusion indirecte de la crise à partir du Nigéria  s’est faite à travers quelques canaux dont voici quelques exemples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La baisse des cours du pétrole estimée à 48,5 % en 2009  selon le Fonds monétaire international combinée avec celle de la demande,  induisent une baisse de l’activité au Nigéria et donc une baisse du revenu et  un recul de la demande. Le pétrole représente l’essentiel des exportations et  trois quarts des recettes de l’Etat. Le solde des finances publiques et celui  des transactions courantes devraient passer d’un excédent à un grave déficit. Cette  situation de baisse de recettes a, entre autres, amené le gouvernement nigérian  à prendre des mesures dont celles d’abattre de 25 % les salaires des hauts fonctionnaires. &lt;em&gt;Le gouvernement du Nigéria est aussi amené  à annoncer par l’intermédiaire de son ministre de l’information et des  communications, John Odey et à la surprise de l’instance dirigeante du football  mondial, la FIFA,  sa décision de retirer sa proposition d’organiser la coupe du Monde de football  des moins de 17 ans qui devait lui coûter 37 milliards de naïra. &lt;/em&gt;Tout ceci  traduit une ambiance de resserrement au niveau des finances publiques  nigérianes avec pour conséquence, une baisse généralisée de la demande. Les  produits de réexportation du Bénin en feront aussi les frais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, la baisse du cours du naïra noté  actuellement sur le marché, s’explique en partie par la crise financière.  Beaucoup d’opérateurs économiques nigérians ont craint qu’à cause de la crise,  les banques nigérianes ne puissent plus bénéficier des lignes de crédit qui  leur sont ouvertes chez leurs homologues étrangers. Tout doit se faire au  comptant et ils ont dû acheter en un temps record des devises en cédant du  naïra pour pouvoir faire leurs opérations. Par ailleurs, des entreprises qui  avaient d’importants projets ont rapatrié des fonds pour les mettre à l’abri.  Selon le quotidien privé "Vanguard", un total de 13,8 milliards de  dollars serait sortis du pays pendant les huit dernières semaines ayant précédé  le 18 décembre 2008. Cet exode des capitaux a eu  pour conséquence, l’effondrement du taux de change du naïra  qui était resté stable ces dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisièmement, l’Etat nigérian, conscient du fait que la  crise va entraîner une paupérisation accrue des masses, a pris des mesures de  désarmement tarifaire pour faciliter l’entrée sur son territoire de certains  produits. Ces mesures concernent surtout les véhicules, les textiles et les  denrées alimentaires, produits de réexportation par excellence à partir du  Bénin. Les véhicules de plus de 10 ans de vie par exemple, sont autorisés à  rentrer dans le pays alors qu’ils en étaient interdits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les banques nigérianes comme l’UBA, l’Union Bank  qui nourrissaient de grandes ambitions pour encourager l’intégration régionale  à travers l’extension de leurs réseaux dans la sous-région ouest africaine ont  dû faire un repli, faute de ressources. L’installation de ces banques aurait pu  offrir de nouvelles sources de financement de l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces exemples montrent l’importance de la connexion entre  l’économie béninoise et l’économie nigériane. Le moins qui puisse se faire est  qu’il soit créé un Observatoire de la Politique Economique  Nigériane produisant des notes de conjoncture de façon régulière pour aider les  ajustements nécessaires. C’est surprenant que l’importance des relations  économiques avec le Nigéria ne se reflète pas dans l’état des bâtiments abritant  l’Ambassade du Bénin toujours en location. S’il  est vrai que cette connexion entre les deux économies est très forte, cela  n’empêche pas de réfléchir aux mesures permettant de limiter les chocs  provenant du grand voisin. Plus profondément, le Bénin se plait de cette  économie de réexportation et ne cherche pas une alternative avec des fondations  solides. Il y a des pays africains qui n’ont pas de frontières avec le Nigéria  et qui montrent une grande capacité économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan national, l’aggravation inévitable du déficit  budgétaire consécutive aux performances en baisse des régies financières en  particulier des douanes, impose une gestion très attentive des finances  publiques. Il est surprenant que dans une période où le resserrement doit être  la règle, que les dépenses de l’Etat se soient élevées à 121,9 milliards de  FCFA à février 2009, soit une hausse de 39 % par rapport à la même période de  l’année 2008, alors que les recettes ont diminué de près de 11 % s’établissant  à 92 milliards de F CFA en février 2009, contre 103 milliards en février 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les recettes de politique économique tendant à une  augmentation des impôts ou à un harcèlement fiscal peuvent produire des effets  contraires ; les entreprises rechercheront plutôt la voie de l’informel. Au  mieux, peut-on rechercher à accroître l’assiette fiscale ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les pays sont frappés par la crise financière ;  la différence entre eux viendra de la manière dont chacun s’organise pour y  faire face afin de soulager les souffrances des populations ; le Bénin  subit la crise financière, il en a été de même de la crise énergétique ; il a connu aussi la crise alimentaire. Nous ne  connaissons pas la prochaine crise mais certaines crises peuvent être évitées  comme la crise alimentaire. C’est depuis le cours primaire que l’on apprend que  le Bénin a une économie fondée essentiellement sur l’agriculture. On en est  arrivé à la formule &lt;em&gt;que si l’industrie  était le moteur, l’agriculture en était la base&lt;/em&gt;. On ne peut donc pas  comprendre que des décennies après, le Bénin souffre d’autosuffisance  alimentaire. Le potentiel agricole est immense. Il y a de l’eau, de la main  d’œuvre et pas de grandes forêts à raser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle approche de &lt;em&gt;jeunes aux champs&lt;/em&gt; qui fait courir les membres du gouvernement me  rappellent &lt;em&gt;les champs collectifs et les coopératives  agricoles&lt;/em&gt;. Il n’est pas sûr que les souvenirs soient bons. Il semblerait  que l’agriculture béninoise souffre, entre autres, d’un droit foncier peu  favorable et d’une organisation paysanne mal structurée. Il est donc possible de  retenir les villageois dans leur village en attaquant les maux de l’agriculture  à la base, ce qui permettra d’ailleurs de limiter l’exode rural.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’influence de la crise sur la pauvreté et l’emploi est évidente.  Ils sont nombreux les parents qui ont sous leur bras aujourd’hui à la maison :  ingénieurs, techniciens supérieurs, sociologues, historiens, diplômés de CAP,  de BEP, etc. Lorsque vous voyez les élèves sortir de l’école à midi, vous vous  posez la question de savoir, qu’est ce qu’ils vont devenir ? La fonction  publique n’est plus la réponse, les entreprises privées ne courent pas vers le  Bénin pour s’y installer. Il y a donc une bombe en instance. Selon une étude  publiée par le Conseil des Investisseurs Privés au Bénin en 2006, (16) près de  200 000 jeunes supplémentaires arriveront sur le marché de l’emploi d’ici  3 à 7 ans, chaque année. Si l’on considère une entreprise ayant généré un bon  millier d’emplois directs ou indirects ; c’est 200 entreprises de cette taille  qui devraient voir le jour chaque année pour résorber l’excédent de  main-d’œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, c’est du côté du secteur privé que doit venir  l’espoir. Or, selon la même étude citée plus haut, le &lt;em&gt;secteur privé qui tente de se développer est confronté à des  tracasseries de toutes sortes. Ainsi en matière d’imposition, les taxes&lt;/em&gt; &lt;em&gt;et droits sont plus élevés au Bénin  qu’ailleurs. Par exemple, sur une tonne de farine de blé, l’importateur du  Bénin paie l’équivalence de 57 % de la valeur coût et assurance de ce produit  en taxes de toute nature contre 40 % au Togo et 10 % (hors frais de transport  et de transit) au Niger. Par ailleurs, il verse 32 % pour le riz contre 27 % au  Togo et 16 % au Niger. C’est ainsi que la place commerciale du Bénin est  devenue répulsive pour de nombreux opérateurs économiques qui opèrent désormais  à partir des pays voisins. &lt;/em&gt;Notre positionnement en net recul dans le  "doing business" n’est pas un bon message (169ème en 2008  contre 151ème en 2007 sur 178 pays).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation économique du Bénin n’offre donc pas  actuellement à la jeunesse des perspectives de jours meilleurs et de bien être,  car les politiques de développement mettent souvent l’accent sur des variables  macroéconomiques mais pas suffisamment sur les questions de marché de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, il existe quelques palliatifs à l’emploi durable.  Il s’agit des taxi-motos (zémidjan), des vendeurs à la sauvette d’essence  importée du Nigéria et des vendeurs de cartes de recharge de téléphone mobile,  etc. Mais la question qui se pose aujourd’hui, conclut le même document du  conseil des investisseurs privés, est &lt;em&gt;de  savoir combien de temps encore ces boulots seront acceptés et serviront  d’exutoire, y compris aux diplômés de l’enseignement secondaire et de  l’enseignement supérieur. Combien de temps ces palliatifs pourront entretenir  l’illusion et l’espoir parmi la jeunesse et pendant combien de temps encore ces  palliatifs à l’emploi maintiendront-ils la cohésion sociale et la paix dans le  pays ? &lt;/em&gt;Il s’agit là d’une préoccupation majeure qui doit  interpeler chaque Béninois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une situation de ressources propres limitées et sans  réserves pour les mauvais jours, le Bénin doit revoir ses dépenses à la baisse  et reprioriser les activités du Programme d’Investissement Public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une crise pareille, le secteur public paraît limité  pour y faire face ; il a besoin du secteur privé avec lequel doit s’ouvrir  un dialogue franc et profond pour réfléchir aux différentes issues. Un dialogue  assorti de mesures applicable peut avoir un impact direct sur l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises ne subissant pas la crise de la même  manière, il est important que les échanges secteur public / secteur privé se  fassent secteur économique par secteur de manière à identifier au plus près,  les problèmes spécifiques. Il en est ainsi en particulier de la filière coton  où l’on peut s’interroger si producteurs et égreneurs et même l’Etat et les  banques sont organisés pour éviter toute surprise désagréable. De toute  évidence, les entreprises qui auront disparu pendant la crise ne seront plus là  après, ce qui entraînera des manques à gagner pour les services fiscaux. L’Etat  doit créer une ambiance d’espérance par des mécanismes pour soutenir les  entreprises qui ne parviennent pas à faire face à diverses exigences fiscales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une manière plus générale, l’économie béninoise a une faiblesse  majeure qui est celle d’être une économie d’opportunités trop centrée sur les  activités de réexportation ou commerciales. Il faut tendre à la recherche des  niches économiques propres, capables de permettre au Bénin de jouer un rôle  important dans la sous-région et dans le monde. Les combats de limitrophes avec  les voisins de l’UEMOA consistant à des modifications concurrentielles des taux  de dédouanement des marchandises pour attirer le plus d’affaires sont sans  lendemain. Ces combats ne sont pas en faveur des fondations d’une économie de  complémentarité dans la sous-région basée sur des productions et des fonctions  propres à chaque pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En guise de conclusion, je dirai que cette crise peut  être une chance de salut pour le monde, une dernière alerte avant la  catastrophe que pourrait déclencher une mondialisation anarchique ; une  chance de salut surtout pour les pays africains que cette crise devrait faire  réfléchir pour leur avenir. Si cette crise pouvait être un coup de fouet pour  galvaniser les énergies, elle ouvrirait la voie à des lendemains meilleurs pour  tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution pour s’en sortir, en particulier pour les  pays développés ne sera pas le repli sur soi, une telle formule, caractérisée  par un très fort protectionnisme et des dévaluations compétitives, a montré ses  limites pendant la grande crise de 1929. Du fait d’une plus grande imbrication  des économies, de l’intensité de la division du travail, de l’intrication des  marchés des capitaux et des biens, la nécessité d’une approche commune de la  crise s’impose. Il faudra mettre en place, une gouvernance mondiale plus  exigeante du système financier, définir en commun ce que peut être un système  financier sain, au service d’une croissance de haute qualité à la fois sociale  et environnementale, ce que peut être une bonne banque. Il faut s’assurer d’une  réglementation sans cesse mieux adaptée à l’inventivité des marchés et à  l’évolution des technologies. Comme l’a souligné Jacques Attali (17) &lt;em&gt;la supervision de la finance est une  fonction d’intérêt général qui ne doit pas être laissée, même en partie, aux  mains du secteur privé, ni même d’un seul gouvernement qui pourrait imposer des  règles conformes à ses propres intérêts, mais désastreuses pour les autres. Une  réglementation planétaire, détaillée et sans cesse remise en cause devrait  permettre d’anticiper les déséquilibres&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette approche commune implique aussi que chaque  pays mette de l’ordre au niveau de son économie (finances publiques, soutien  aux secteurs en difficulté, lancement de grands travaux pour soutenir la  demande, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux Etats africains, cette crise est la première  qu’ils connaissent véritablement en tant que Etat, ils étaient des colonies en  1929 lors de la grande dépression aux Etats-Unis. Ils vivent une crise qu’ils  sont en train de subir. Sans armes, ils attendent que leur salut vienne de  l’extérieur. Ils ne se sont jamais préparés à faire face à des situations  pareilles. En réalité, cette crise a mis à jour la nécessité de refonder l’Etat  africain post-colonial qui souffre cruellement du manque d’objectifs  stratégiques de développement. A chaque régime politique, son programme, à  chaque ministre, son programme, sans qu’il soit possible de bâtir un programme  de développement à long terme pour le pays autour duquel un accord minimal  politique est obtenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les succès des pays émergents aujourd’hui en particulier,  de la Chine, ne  sont pas les fruits de décisions prises il y a quelques mois, ou de décisions au  quotidien et sans cesse remises en cause. C’est depuis 1978, c’est-à-dire  depuis trente ans, que par des réformes profondes (politique d’ouverture sur  l’extérieur, libéralisation des énergies, soutien au secteur privé), que la Chine a atteint ce niveau  extraordinaire de développement. La   Corée du Sud qui a connu aussi un développement spectaculaire  était à peu près dans les mêmes conditions économiques que le Ghana, il y a une  quarantaine d’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc temps pour les africains de bâtir des  programmes de développement qui assurent la croissance économique et tendent  vers la réalisation d’une société de partage et d’équité.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3064837765241218748-3978307454129761430?l=emmanuelgolou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/feeds/3978307454129761430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/06/lafrique-face-la-crise-financiere.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/3978307454129761430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3064837765241218748/posts/default/3978307454129761430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://emmanuelgolou.blogspot.com/2009/06/lafrique-face-la-crise-financiere.html' title='L&apos;AFRIQUE FACE A LA CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE'/><author><name>Emmanuel GOLOU</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03956394744402402244</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='23' src='http://2.bp.blogspot.com/_nENDTlcdipY/SjLEAgeDunI/AAAAAAAAAAM/5cyVLk04CfM/S220/t1.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry></feed>
